Le sirop à vélo, c'est rigolo

Les grands suisses qui ont été des petits suisses dans les années 80 du siècle dernier se souviennent des Babibouchettes et du Facteur Hyacinthe, avec son "sirop à vélo, c'est rigolo". Jusqu'ici, le sirop, j'aimais bien. Mais le vélo, j'avais de la peine. A force de vélos volés, emboutis, accidentés, revolés... J'ai fini par renoncer et déclarer que de toutes façons le vélo, ça fait mal au cul.

Il faut aussi dire que, lorsque le vélo était mon principal moyen de transport, nous étions rares dans les rues en pente de ma ville. Il y avait peut-être un poil moins de trafic, mais c'était tout aussi dangereux car les voitures n'avaient aucune idée de par quel bout nous prendre. Et pis de toutes façons la route c'est fait pour la voiture, point barre. Depuis, les mentalités ont (quand même) évolué. Et  surtout, les cyclistes sont plus nombreux. C'est même assez marrant de se faire dépasser par un vélo électrique qui grimpe sans peine le raidillon sur lequel vous moulinez avec entrain!

Pourquoi je raconte tout ça? Parce qu'après un accident, et parce que je ne voulais à tout prix pas interrompre ma préparation en vue d'un marathon, je me suis remise au vélo. Ce truc sur deux roues avec des pédales. Par défaut, parce qu'il le fallait bien pour garder un peu d'endurence.

J'ai commencé par louer une sorte de "Vélib" qu'on trouve en Suisse. Un peu lourd, mais sympa. 40 km plus tard, je l'avais quasi adopté, en me promettant de trouver un engin un poil plus léger.

Vélo partage à la sauce helvétique


Par une splendide journée d'arrière-été, j'y ai (re)pris goût. Même si j'ai eu un peu mal aux fesses. Alors, en attendant de trouver la perle rare de vélo de route pas-cher-mais-ultra-performant, j'ai déniché une petite reine d'occasion toute rigolote, fruit des amours d'un VTT et d'un vélo de ville. Ce n'est pas avec ça que je battrai le record du monde de l'heure, mais cet engin grimpe comme un chamois. Je crois bien que je suis en train d'attraper le virus...

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