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Affichage des articles du mai, 2013

Incorrigibles rêveurs

La course à pied, c'est bon pour la santé/ un effort/ du plaisir/ de la compétition/ se battre contre un chrono/ atteindre ses objectifs/ se dépasser/ une manière de voyager... cocher ce qui convient. Mais c'est aussi du rêve.
Longtemps, à entendre parler autour de moi de classements et de chronos, j'ai cru que mon cas de rêveuse patentée était isolé. Ah... combien de temps à rêver sur des noms de course, des paysages, une donnée kilométrique, un parcours sur la carte... à étudier le dénivelé, m'imaginer des sentiers, les yeux perdus dans le vague dans les transports publics. Ces rêves ont été été pour moi un puissant moteur dans ma découverte de la course à pied. 
Et si...?
C'est en découvrant qu'il existait un semi-marathon dans la région du glacier d'Aletsch que je me suis mise à préparer mon premier semi sur route. Ce rêve m'a portée, quand bien même il me semblait quasiment hors d'atteinte. Oh oui j'en ai rêvé! Oh oui, j'ai scrut…

Le bonheur rare de courir en hiver (bis)

En février dernier, j'écrivais un billet un peu humoristique sur les joies de courir en hiver, le nombre de couches de vêtements superposés, les lessives qui se multiplient et les baskets qui n'en finissent pas de sécher. J'étais alors en pleine préparation de marathon, avec une motivation à toute épreuve et... la certitude qu'après mon marathon, en mars, les beaux jours allaient revenir et le dispositif s'alléger quelque peu.

Alors que le mois de mai touche à sa fin, les jours se sont allongés et la lampe frontale n'est plus l'allié indispensable des sorties après le boulot. Avec un peu de peine certes, les arbres ont fini par reverdir. Les fraisiers sur mon balcon ont même la politesse de faire quelques fleurs.

Pour le reste, glagla. Nous sommes le 23 mai et il neige, j'ai appelé ma frontale à la rescousse pour partir à la recherche, au fond de l'armoire, du collant d'hiver et retrouver au passage une paire de gants. La plupart de mes derniers…

Les 10 miles les plus beaux du monde? Peut-être bien que oui!

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Pas gonflé, le Grand Prix de Berne. Son slogan? "Die schönsten 10 Meilen der Welt" - "Les 10 miles les plus beaux du monde". Rien que ça. Forcément, ça donne envie d'aller voir!

Et de l'envie, il fallait en avoir pour aller Berne, samedi 18 mai dernier. Après une semaine de pluie quasi ininterrompue, nous étions nombreux à nous demander si nous allions retrouver les conditions météo des 20 km de Lausanne fin avril: de la pluie, du vent et du froid.


(c) Rolf Arni

J'étais d'ailleurs si sûre de courir par un temps pourri que je n'ai même pas mis de t-shirt à manches courtes dans mon sac, c'est dire l'esprit positif avec lequel je me rendais dans la capitale fédérale! Et puis, peu avant de partir, un coup d'oeil aux prévisions météo locales me stupéfie: pas la moindre pluie annoncée. Cela ne s'annonce peut-être pas si mal...

Soleil radieux

Nous arrivons à Berne sous un soleil radieux. Quelle bonne surprise! La température est si…

Préparer un trail quand on n'a pas un gros moteur - option rando-course

Courir dans la montagne, c'est le pied géant! Encore faut-il trouver un objectif à sa portée et se donner les moyens d'y arriver. Pour moi, l'objectif est trouvé: c'est le merveilleux Semi-marathon d'Aletsch qui se court fin juin le long du glacier d'Aletsch. Un décor de rêve pour un semi-marathon qui affiche environ 1'000 m de dénivelé.

Il reste à trouver un "plan" trail. L'affaire est compliquée par les paramètres de l'escargote qui n'a pas le temps de faire plus de 3 séances de course par semaine et qui est loin d'être un bolide à la montée. Sans compter que, quelques jours plus tard, le gastéropode des plaines enchaîne avec une randonnée glaciaire et qu'il lui faudrait idéalement se préparer pour ça aussi.

Le "bon plan"

La plupart des plans d'entraînement pour le trail que l'on peut trouver en libre-accès font doucement rigoler l'escargote que je suis. Ils sont la plupart prévus pour des distances plus…

Ravito!

Chez les coureurs en général et les traileurs en particulier, il y a un sujet dont on ne plaisante pas: le ravito (pour les néophytes, comprendre: le ravitaillement. Lancez la discussion sur le ravito, et vous verrez d'intarrissables coureurs vous raconter leur formule magique: à l'entraînement, en course...

Il y a celles et ceux qui ne jurent que par les gels et les boissons énergétiques. Les puristes qui fabriquent tout "maison" et, entre deux, la foule de Monsieur et Madame Tout le Monde.

Monsieur mon Estomac m'a fait comprendre il y a quelques années, de manière assez abrupte, qu'il ne tolérait pas les boissons énergétiques. Entêtée, je les ai toutes passées au banc d'essai et je sais désormais qu'il y a en a deux que je supporte. Mais je préfère les préparer moi même, par exemple en allongeant un fond de thé noir avec de l'eau, deux pincées de sucre et une pincée de sel.

Idem pour les gels. Monsieur mon Estomac consent à en supporter un seul,…

Des flaques, de la pluie et 20 km de bonheur dans Lausanne

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"Ben t'es pas aux 20 kil, toi?" L'exclamation d'un Yverdonnois  le 27 avril dernier en me voyant dans sa ville, lors d'une conférence publique, m'a bien fait rigoler. Les 20 kilomètres de Lausanne se courent le samedi soir, ce qui permet aux braves travailleurs helvétiques de consacrer leur samedi à leur job et à diverses activités associatives (variante: à la lessive, à faire les "commis", au ménage, etc).

C'est donc avec un bonheur certain que j'ai chaussé mes baskets quelques heures plus tard: quoi de mieux que de commencer le week-end par se dégourdir les pattes? Même le ciel menaçant et les bourrasques de vent ne m'auraient pas découragée.



Objectif: courir et se faire plaisir

Mon objectif? Euh... vu les circonstances, ça se limite à courir l'épreuve-titre pour la première fois. Du côté du chrono, je me suis bien rendu compte en regardant le parcours que l'escargote joggueuse que je suis pouvait viser les 1h55 si elle ét…

Comment font-ils, ceux qui ne doutent de rien?

Souvent, mes frères et soeurs humains me surprennent. Et celles et ceux qui courent comme moi n'échappent pas à la règle: tous semblables, mais si différents! 
Dans la communauté des adeptes de la course à pied, il y a certes les gazelles et les tortues, les mordu-e-s de compete et les contemplatifs, les toujours blessé-e-s et les jamais malades... et puis il y a ceux qui ne doutent de rien.
Dernièrement,  j'ai croisé la route d'un de ces humains qui sont pour moi une source inépuisable d'étonnement: "Je viens de me mettre à la course, je me suis inscrit à un semi-marathon dans un mois,  tranquille! " dit-il en écrasant ses pieds contre le sol à grand bruit. Sans vouloir tomber dans des généralités sexistes, force est de constater que la plupart de ces frères humains qui vivent au soleil de leur certitude et sans l'ombre d'un doute sont... de sexe masculin. Je ne compte plus les gaillards que j'ai vus s'inscrire à un ultratrail après un 10 km…