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Affichage des articles du octobre, 2013

Test de forme - pour bien passer l'hiver

Êtes-vous en forme pour votre prochaine course en mode "préparation à l'hibernation"? Ce test vous le dira. Trop sérieux s'abstenir.
1) Coup d'oeil par la fenêtre, il pleut des cordes:
a) Allez, courage, j'y vais car mon plan d'entraînement prévoit une séance de fractionné
b) C'est l'occasion de tester ma nouvelle super veste de course gore-tex!
c) Il fait un temps à faire une bonne soupe à la courge, tant pis pour l'entraînement.
d) Youpie,  courir sous la pluie et sauter dans les flaques, j'adore!
2) Vous êtes invité à manger une fondue dans un chalet à la montagne
a) Ce serait sympa de vous voir, mais venez manger des pâtes à la maison,  j'ai un semi-marathon dans 2 jours
b) Je cherche un gel au goût fondue, t'as une idée?
c) Volontiers,  en plus ça m'évite une séance de 6x2000 mètres de nuit
d)  Super! Y a de quoi se doucher? Ça vous va si je viens en courant? 
3) Fini de courir avec un simple t-shirt+short: le volume de…

A la découverte des plans d'entraînement

Vous, je ne sais pas, mais moi je ne suis pas toujours très dégourdie. Par exemple, j'ai mis des années à découvrir l'existence d'un animal étrange: le plan d'entraînement. J'ai commencé à courir par hasard, continué par accident et persévéré par passion.
Je courais le nez au vent, une à deux fois par semaine, et ça allait très bien. Certes, je ne terminais pas dans la première moitié du peloton, mais j'étais déjà bien contente de finir mes 10 km, en pensant parfois fièrement: "tiens, même pas fatiguée, j'aurais peut-être pu courir plus vite?
Et puis un jour m'est venue cette idée de courir un semi-marathon. Parfaitement. Un semi-marathon? Mouâ? Euh... ben... ah mais c'est qu'il va falloir m'entraîner! Mais comment fait-on pour s'entraîner?
Un ami bienveillant m'a indiqué un site internet avec des chouettes plans faciles à comprendre. Bon, me voici perdue dans la jungle des plans en libre-accès sur le Net. Heureusement, pour mo…

Morat-Fribourg, 80 ans et toutes ses dents

Morat-Fribourg ne fait pas ses 80 ans. La plus vieille course populaire de Suisse (notre "marathon" à nous autres Helvètes) a bien pris quelques centaines de mètres de longueur au gré des réaménagements routiers, mais pas la moindre ride. Dimanche 6 octobre 2013, quelque 11'000 participants se sont donc élancés sur près de 17,4 kilomètres de creux et de bosses.

Parce qu'autant qu'une histoire, Morat-Fribourg c'est un parcours. Façon descendre-monter-redescendre-remoooooonter... et que je t'enchaîne tout ça comme une course de montagne sauf que c'est du bitume... N'exagérons rien non plus: le dénivelé reste modeste (470 m. à ma montre), on n'est pas non plus à Zermatt. Sauf que. Dans la grande montée de la Sonnaz, on se croirait sur un col, façon Tour de France. Des encouragements écrits par terre à la craie, une foule de spectateurs massés le long du parcours, qu'on voit de loin, en bas, quand on lève la tête vers les virages. Des sonaille…

Ah, le fractionné en montée!

Il est un exercice des plus ingrats, mais dont il se murmure qu'il finit par payer. A la question "Quand finit-il par payer", je me retranche derrière un silence prudent. Bon, soyons sérieux 2 minutes. Quand on est un diesel crapoteux comme moi, cet exercice est à la fois excellent pour exercer le souffle et la force: je veux parler du fractionné en montée.
Et là, les trois-quarts des lecteurs et lectrices potentiels passent à autre chose, soit qu'ils connaissent déjà cette forme de supplice, soit qu'ils préfèrent nettement l'apéro. 
Pour les rares personnes aux tendances masochistes qui souhaitent poursuivre, le fractionné en montée, ça commence comme un visite chez le boucher (ou comme la création d'Eve) puisqu'il s'agit de choisir une côte. L'analogie s'arrête là. Ni trop raide, ni trop courte, la côte. Pour les paresseux et sseuses comme moi, un faux plat montant fait très bien l'affaire.
Cette côte s'apprête de plusieurs faço…