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Affichage des articles associés au libellé montagne

Bouffée d'oxygène volée

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L'avantage d'avoir une jambe dans le plâtre en période de canicule, c'est que vous avez presque l'impression d'avoir la jambe non plâtrée au frais. N'y tenant plus, j'ai fui en altitude, le temps d'un après-midi. Pour y arriver, ça a été une course d'obstacles à côté de laquelle Ninja Warrior fait figure d'aimable course au sac. Attention spoiler: c'était "hard", mais ça a valu le coup! Les étapes en résumé: 1) Gagner la gare: même en doublant mon temps de parcours habituel, j'ai failli rater mon train. Je n'avais pas pensé au détour qu'il fallait faire pour prendre l'ascenseur qui descend dans la gare, puis au temps d'attente de l'ascenseur qui monte sur le quai, squatté par des ados handicapés par une flemmingite chronique (et puis la dame qui a des béquilles, elle a qu'à nous contourner. Bouger demanderait trop d'énergie). Dans le souterrain, tenir bon face à un flux de voyageurs à...

Ueli Steck, vivre son rêve à en mourir

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Ironie du sort, c'est quand je fais le moins de montagne pour cause de cheville foutue que j'apprends, dimanche avant d'aller bosser, la mort de Ueli Steck. Et depuis, une grosse tristesse poisseuse me colle aux semelles. C'est d'autant plus bizarre que je ne le connaissais même pas personnellement, Mr Swiss Machine. Et ce n'est pas non plus un modèle pour moi: avec mon gabarit et ma cylindrée, je revendique mon statut de deuche: lente mais increvable, comme la 2 CV, pas comme ce fou de vitesse! Alors quoi?  Quand l'ovni Ueli Steck a débarqué, il y a eu les "pour" et les "contre". Moi, j'ai juste dit "Respect" car, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, ce type a révolutionné l'alpinisme en faisant des exploits hallucinants (du style que l'Eiger, moi je me contente de l'admirer en trottinant tranquillou mon Eiger Trail en moyenne montagne et en m'arrêtant pour prendre des photos). Et surtout, j...

Tranquille, au-dessus du brouillard

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Ce dimanche-là, j'avais juste envie de monter au-dessus du brouillard. J'ai failli prendre mes skis, mais mon homme a décidé pour moi, en emportant par mégarde la clé de la cave en déplacement professionnel. Mes godasses de trail feront donc tout aussi bien l'affaire. Objectif de la journée: juste profiter du soleil. Trois heures d'endurance très très douce, entrecoupées de pauses pour regarder le paysage. Un bol d'air. On reprendra les entraînements de vitesse plus tard. L'heure est à profiter simplement d'être vivante. Et surtout, c'est le moment de faire le plein de grand beau temps, de ce ciel bleu intense. La citadine que je suis emmagazine toute cette beauté aux couleurs vives. En bas, le stratus nous fait la danse des sept voiles. Le train qui me ramène vient de Milan. Deux mondes se côtoient sans se rencontrer, des citadins et une montagnarde du dimanche. On n'est pas habillé pareil. Les sujets de conversation portent ...

En randonnée

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Prise d'un urgent besoin de décompresser, j'ai pris mes cliques et mes claques, direction la montagne. Pas la très haute: celle qui m'est accessible avec une chevillère.  J'ai pris mon temps pour monter, admirer, savourer et redescendre. Le tout par un beau soleil d'automne, avant... la neige annoncée pour le lendemain.   En redescendant en ville, j'ai eu l'impression de revenir d'une semaine de vacances. La montagne, en automne, c'est magique. 

Sous la neige - point météo

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29 décembre 2015: vue sur les Portes du Soleil sans neige Effet de "El Niño" ou pas, on vient de vivre quelques mois pleins de surprises. A la fin du mois de décembre de l'an passé, on montait à pied sec et en chaussures légères jusqu'à des altitudes pas possibles (réalisé sans trucage). Bien sûr, on a connu trois jours de neige un mois plus tôt, mais les températures sont reparties à la hausse (ce qui personnellement m'arrangeait car le chauffage était en panne au bureau... et à la maison on vivait coupure d'eau chaude sur coupure d'eau chaude) Fin février 2016: on sort le t-shirt A la mi-janvier 2016, changement de décor. La neige s'est enfin décidée à descendre jusqu'en plaine (on a failli attendre). Mais rassurez-vous, le dernier week-end de février, on sortait les manches courtes, tellement il faisait chaud! Tout ça nous a valu des lumières sublimes et des contrastes saisissants, mais ça ne faisait pas le beurre des stations de ski...

Mes premiers 1000 mètres depuis des semaines

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Après six semaines sans montagne pour cause de blessure, j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose. Première surprise, sur un de mes parcours forestiers préférés, je tombe sur un parterre de jonquilles. Les arbres sont en train de se couvrir de jeunes feuilles, tout reverdit: quelle différence avec le tout début du mois de mars! D'un coup, d'un seul, je découvre que c'est le printemps. Il est temps que je m'y remette: dans moins de trois mois, un sacré morceau de trail m'attend. Et ce n'est pas gagné d'avance car, cette côte que je franchissais presqu'en bondissant, voilà que je l'attaque d'un pas lent, soufflant fort, exténuée. Puisque c'est comme ça, je décide de changer la sortie prévue pour une montée en mode rando: il faut que je m'y remette, aux bosses. Par une journée pluvieuse-mais-ça-va-vers-le-beau, j'attrape mon sac, mes bâtons et j'y vais. Tournant le dos au lac, c'est parti pour mes premiers 1...

Un "Jouissant trail" qui trompe énormément - CR du petit parcours Eiger Trail, 18.07.2015

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 A la demande générale (et d'Etienne en particulier), un petit souvenir de l'été! Trois semaines après avoir perdu zéro à un contre un caillou et avoir gardé en souvenir une entorse à la cheville... j'avais le petit parcours de l'Eiger Trail à mon programme. J'avais tellement aimé cette course en 2014 que j'avais décidé d'y retourner, juste pour le plaisir et en mode "sortie longue". Les organisateurs alémaniques ayant cru bon d'intituler cette course de 16 km (qui en fait 18 en réalité, mais c'est une autre histoire) le "Jouissant Trail", cela a beaucoup inspiré mes amies dans la rubrique "gags désopilants" et autres gaudrioles durant les mois qui ont précédé la course. Je me demande même si ce n'est pas le nom qui a poussé certaines d'entre elles à s'inscrire! Toujours est-il que la veille, ça ne s'annonce ni jouissif, ni jouissant. La canicule a fait doubler ma cheville de volume et ça fait ficht...

Retour en ville

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Ça y est, je suis de retour en ville. A moi les entraînements urbains et périurbains. Sauf que. J'ai un mal fou à retrouver le bitume. C'est facile... mais qu'est-ce que c'est dur! Y a des montées, des descentes... mais. Où sont passés les ravitos de framboises, myrtilles, fraises des bois et champignons? Où est passé le grand silence humide, frais et ouaté du brouillard, permettant de surprendre un chevreuil? Où est passé ce chamois qui me regardait descendre d'un air attentif et un poil inquiet? Et ces marmottes jouant sous la pluie? Et le majestueux éperviers? Où sont ces abruptes pentes de terre et de cailloux, là où les arbres ne poussent plus? Et ces sentiers qui courent le long des coteaux herbeux?  Au fond de moi. Toutes ces merveilles sont en moi. Plus je goûte à la montagne et moins je peux me passer d'elle. Bonne rentrée! Et vive la course à pied.

L'aventure à la porte de chez soi

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Ce soir-là de fin des semaine, je devais partir passer la nuit en montagne,  me levant (très) tôt le lendemain pour aller encourager  une copine sur un trail. Bon, mais comment y aller? Voiture, au risque de devoir revenir sur mes pas pour la rechercher (la voiture qui accourt quand on la siffle n'ayant pas encore été commercialisée)? Transports publics (existants,  mais rares)?  Et... soudain surgit l'idée toute simple, grain de folie après une semaine chargée: si je montais à pieds?! Aussitôt pensé,  aussitôt fait, frontale dans le sac. J'ai profité des couleurs du soir, aperçu des bêtes,  respiré les parfums des prés et des forêts... Quelques heures plus tard, le fardeau de la semaine était envolé.

Les traileurs, ces drôles de bêtes

La presse spécialisée dans la montagne de mon pays (la Suisse), semble avoir découvert l'existence d'une nouvelle tribu: les traileurs. Bien sûr, celles et ceux qui crapahutent dans les montagnes savent que le trail n'est pas nouveau. L'engouement pour ce sport l'est peut-être davantage... Mais l'essentiel n'est pas là. Comme beaucoup de gens qui aiment la montagne, je fais partie du Club alpin. Férue de randonnée, je pousse le vice jusqu'à être membre de Suisse Rando aussi (et ses célèbres panneaux jaunes). On peut me rencontrer en montagne, encombrée d'un lourd sac à dos, sanglée dans un harnais avec plein de quincaillerie qui fait "schgling schgling", encordée, chaussée de crampons, montant avec lenteur, prudence (et souvent difficulté) un névé gelé, en plantant le manche de mon piolet. Vous pourrez croiser la même personne, un peu plus bas dans la montagne, avec toujours le même sac à dos, mais sans crampons ni piolets, et si vous r...

Que la montagne est belle!

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Dans deux mois, je cours un marathon sur route. Et pourtant, j'ai la tête dans la montagne et dans la neige. La route, ça me plaît en vélo, quand il ne vente pas trop, mais j'avoue avoir du mal à chausser mes baskets pour manger du bitume. La faute, peut-être, à une neige venue très tard recouvrir les sommets. Mais quand vous voyez cela, comment voulez-vous rester en plaine? Le sacro-saint plan marathon prend alors une allure nouvelle, option "entraînement croisé": des séances de footing se transforment en rando légères, skis ou raquettes au pied. Des sorties longues en endurance douce me permettent d'assouvir l'appel de la montagne. Vous savez quoi? Sur ce marathon-là, je ne ferai sans doute pas une performance chronométrique. Mais lorsque je serai dans le dur, passé le 30e ou le 35e km, je repenserai à ces images de grand beau temps dans la montagne. Et je sais qu'alors ils me pousseront en avant, ces souvenirs de sommets majestueux, l'odeur ...

Sierre-Zinal 2014: une escargote au royaume des chamois

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Dès le début de la montée, je sens que quelque chose ne tourne pas rond: des suées, mal au ventre, nausées... Dans la nuit, je m'accroche et je monte bravement. Un pas après l'autre. Une cloche tinte: le premier vient de passer l'oratoire de St-Antoine, dans la montée qui mène à Beauregard, le 1er ravitaillement. Nous sommes partis à 5h00, nous, les touristes. Les champions s'élanceront à 9h30 sur ce parcours de 31 km, 2200 D+, 800 D-. Ils rattraperont d'ailleurs certains d'entre nous, nous les humbles, nous les touristes. Chamois ou escargots, nous avons un point commun: l'amour de la course et de la montagne, la fascination pour une épreuve mythique, Sierre-Zinal, dite la course des cinq 4000. Et, ce 10 août 2014, nous allons tout donner. La veille, arrivée un peu perdue à Sierre, je tombe sur Lexoulex, son homme et une amie. Nous passons une super soirée avant de nous séparer et pour moi d'aller dormir (peu) dans le dortoir prévu par l'org...