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Affichage des articles du juin, 2015

L'aventure à la porte de chez soi

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Ce soir-là de fin des semaine, je devais partir passer la nuit en montagne,  me levant (très) tôt le lendemain pour aller encourager  une copine sur un trail.
Bon, mais comment y aller? Voiture, au risque de devoir revenir sur mes pas pour la rechercher (la voiture qui accourt quand on la siffle n'ayant pas encore été commercialisée)? Transports publics (existants,  mais rares)? 
Et... soudain surgit l'idée toute simple, grain de folie après une semaine chargée: si je montais à pieds?!


Aussitôt pensé,  aussitôt fait, frontale dans le sac. J'ai profité des couleurs du soir, aperçu des bêtes,  respiré les parfums des prés et des forêts... Quelques heures plus tard, le fardeau de la semaine était envolé.

Les traileurs, ces drôles de bêtes

La presse spécialisée dans la montagne de mon pays (la Suisse), semble avoir découvert l'existence d'une nouvelle tribu: les traileurs. Bien sûr, celles et ceux qui crapahutent dans les montagnes savent que le trail n'est pas nouveau. L'engouement pour ce sport l'est peut-être davantage... Mais l'essentiel n'est pas là.

Comme beaucoup de gens qui aiment la montagne, je fais partie du Club alpin. Férue de randonnée, je pousse le vice jusqu'à être membre de Suisse Rando aussi (et ses célèbres panneaux jaunes). On peut me rencontrer en montagne, encombrée d'un lourd sac à dos, sanglée dans un harnais avec plein de quincaillerie qui fait "schgling schgling", encordée, chaussée de crampons, montant avec lenteur, prudence (et souvent difficulté) un névé gelé, en plantant le manche de mon piolet.

Vous pourrez croiser la même personne, un peu plus bas dans la montagne, avec toujours le même sac à dos, mais sans crampons ni piolets, et si vous reg…

Après le marathon, les "vacances"

C'est un rituel: après le marathon, je fais une coupure: pas de course pendant 2 semaines. Ou 3. Même si j'ai envie de courir. Surtout si j'ai envie de courir. Peut-être parce que y a pas que ça dans la vie. Aussi pour éviter d'associer la coupure avec la blessure ou la maladie: je sais aussi m'arrêter quand tout va bien. Et c'est sûrement aussi un moyen que j'ai trouvé pour revenir avec d'autant plus de plaisir à la course à pied.Il y a d'abord cette vague de bonheur de l'après marathon. Une semaine après, j'étais encore en apesanteur. Le bonheur de l'avoir fait, sans doute, mais pas seulement. L'ivresse surtout de courir dans de magnifiques paysages. Les sensations. Un marathon c'est une poignée km qui grincent pour des dizaines d'autres de bonheur et de légèreté. C'est aussi l'accomplissement après ces heures d'entraînement par tous les temps, dans la nuit, le froid, la pluie...  trop tôt le matin et trop tard …

Courir contre le vent - CR Edimbourg 2015

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Dire qu'on couru 26 miles, ça paraît moins long que 42, 195 km. Et pourtant c'est rigoureusement la même distance. Comme quoi, le marathon, c'est dans la tête. 
Ce marathon, voilà longtemps que j'en rêvais. Il y a plusieurs années que nous nous étions dit, M. Escargot et moi, que je courrais à Edimbourg pour mes 40 ans. Pourtant cet hiver, après quelques ennuis de santé, la perspective de courir un marathon me paraissait bien improbable car je peinais à aligner deux pas.
C'est pourquoi j'aime bien la citation ci-dessous: "Il y a des jours où vous ne vous pensez pas capable de courir un marathon. Vous saurez durant tout le reste de votre vie que vous en avez couru un". Eh bien oui, j'en ai donc couru quatre avec celui-ci.



La veille, il a fait un temps splendide pour les 10, 5 km et les courses des enfants. Je n'ai d'ailleurs pas résisté à aller me faire une petite demi-heure dans la lande, sur Artus Seat, le siège d'Arthur, ancien volc…