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Affichage des articles du janvier, 2016

La tentation de la couette

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Ce soir-là je suis un peu en retard à l'entraînement et je me hâte sous une tempête de neige. A chaque fois, par des temps pareils, je suis étonnée au vestiaire de trouver autant de gens, même si ce n'est pas la foule des grands jours.  Une des meilleures coureuses du club, et des plus assidues aux entraînements, avoue en riant qu'elle a été très tentée, sur l'autoroute, de passer tout droit et de rentrer chez elle. Quelle motivation ne faut-il pas avoir pour "y aller quand même" alors qu'on sait qu'on va trouver une météo exécrable?

Pour la première fois de la saison, la neige est descendue quasi jusqu'en plaine. Un vent violent nous fouette, de face. A l'échauffement, j'ai froid et je ne vois plus rien. On rigole dans le peloton en signalant que le radar de la météo annonce une accalmie vers 20h30. Puis l'entraînement suit son cours, après un parcours de cross fait plusieurs fois, on rentre en papotant, une douche et c'est le nir…

Le marathon n'est pas obligé

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J'aime infiniment la distance marathon. Pour moi c'est à chaque fois, en même temps un voyage intérieur et extérieur... et en même temps "juste" une course de quelques heures qui ne demande aucune infrastructure, si l'on compare cela, par exemple, à de l'alpinisme. 
Mais rien ne m'agace plus que cette mode du marathon. Genre "si tu n'as pas couru un marathon au moins une fois dans ta vie, tu n'es pas cap'." Je vois des gens se mettre à la course pour courir un marathon 6 mois plus tard, alors que leur corps n'est pas prêt. Ils ont "fait" New York, Paris ou Berlin. Peut-être bien qu'ils se remettront à courir, un jour, mais là, vois-tu, ils ont d'autres priorités. De toutes manières, puisqu'ils ont "fait" un marathon, ils sont marathoniens. Et de raconter comme des blessés de guerre les intolérables souffrances auxquelles ils ont survécu durant leur chemin de croix de 42,195 km. 
Courir un marathon …