Sous la neige - point météo


29 décembre 2015: vue sur les Portes du Soleil sans neige
Effet de "El Niño" ou pas, on vient de vivre quelques mois pleins de surprises. A la fin du mois de décembre de l'an passé, on montait à pied sec et en chaussures légères jusqu'à des altitudes pas possibles (réalisé sans trucage). Bien sûr, on a connu trois jours de neige un mois plus tôt, mais les températures sont reparties à la hausse (ce qui personnellement m'arrangeait car le chauffage était en panne au bureau... et à la maison on vivait coupure d'eau chaude sur coupure d'eau chaude)


Fin février 2016: on sort le t-shirt

A la mi-janvier 2016, changement de décor. La neige s'est enfin décidée à descendre jusqu'en plaine (on a failli attendre). Mais rassurez-vous, le dernier week-end de février, on sortait les manches courtes, tellement il faisait chaud! Tout ça nous a valu des lumières sublimes et des contrastes saisissants, mais ça ne faisait pas le beurre des stations de ski.

Bon, avouons-le, la mémoire est terriblement sélective, car sur ces photos, on ne voit que du grand beau temps. Pourtant, il en a plu, des hallebardes! Un hiver doux, le cru 2015-2016, d'accord, mais humide! C'est le premier hiver où je me suis retrouvée un soir, à l'heure de l'entraînement, à déprimer devant toutes mes paires de runnings encore trempées.

Fin avril à 1000 mètres
Ne parlons pas non plus des brouettes de boue ramenées à la maison. Evitons aussi d'évoquer le danger d'avalanche qui a considérablement réduit le terrain d'exploration de la piètre skieuse que je suis (mais pas mal élargi le périmètre de la fondeuse, à défaut). Et l'hiver a fini par s'installer. Aux premières bourrasques, on a eu du mal à y croire. Peu à peu, on a commencé à se dire: "il est là, profitons, d'autant plus que le printemps est bientôt là".

Le printemps, lui, s'est dit qu'il allait hiberner encore un peu. Il a sorti son nez de dessous la couette, vers le 10 avril, puis au bout de quelques jours, il s'est dit qu'il était urgent de se rendormir. Le 24 avril, lors des 20 km de Lausanne, les plus lents (dont j'étais), ont eu la chance de débarquer sur la place du Château, point culminant du parcours... sous la neige. Trois jours plus tard, il neigeait pour l'étape "montagne" du Tour du Chablais, aux Diablerets (VD). Et dimanche 1er mai, on fêtait le démarrage de la saison de la Coupe valaisanne de la montagne... sous des monceaux de neige.

Ce qui me console là-dedans, c'est que j'ai vraiment rentabilisé ma veste en GoreTex!

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