Marathon J-et quelques

A quelques jours de mon prochain marathon, causons un peu de l'incontournable "préparation marathon". Vous en connaissez beaucoup, vous, des prépas marathon qui se passent comme prévu? (Si vous avez répondu "oui" à cette question, bravo, vous pouvez apprécier votre chance et zapper cette lecture) Tout bien réfléchi et après sept préparations marathons, je dois avouer que je n'en connais pas tant que ça, des qui se déroulent normalement. Pour tout dire, je dois en avoir une seule à mon actif, c'est celle qui m'a emmenée à Edimbourg en 4h30.

Forcément, quelques jours avant de m'aligner sur mon 7e 42,195 km, je gamberge: voyons, qu'est-ce que j'ai bien fait? Qu'est-ce que j'aurais pu faire mieux? Sauf qu'avec l'expérience, cet état des lieux ne me stresse plus. Il n'est plus temps de changer quoi que ce soit, mais je peux encore tirer des enseignements pour l'avenir et c'est ce qui m'intéresse.

Courir, mais pas seulement


Pour cette fois, je sais que mon entraînement est "juste-juste" et pourtant je suis confiante. Après un accident en décembre, j'ai vécu deux mois compliqués où j'ai surtout essayé de marcher, réessayé, remarché avant de reprendre la course progressivement en février, 3 mois avant l'échéance. Chaque étape m'a permis de valider la suite, une à une: 1er 10 km, 1er semi, 1er coup de pédale à vélo, tout ça. A chaque fois, j'ai pu me dire: "ok, ça a passé, je continue." Un peu comme une course d'arêtes par météo changeante. 

Pour ne pas trop charger la bête, j'ai choisi de privilégier les séances de qualité en course à pied: fractionné long, un zest de fractionné court ou de montées, sorties longues à allure marathon. Les "footings", sorties en endurance fondamentale et autres "récup'", je les ai faits en marche plus ou moins rapide (en marche aussi, on peut varier les allures) et à vélo dès que j'ai tenu en équilibre sur une selle. Pour une fois, pas de ski de fond ni de randonnée dans cet entraînement hivernal.

La marche et le vélo ont constitué les 2/3 de mes heures d'entraînement le 1er mois, puis le tiers les 2 mois suivants. Tout l'art de tester ses limites sans se cramer. Paiera? Paiera pas? Ai-je assez de "fond" pour encaisser les derniers kilomètres? On verra le jour J. Ce que je sais et qui me ravit, c'est que je me suis mise à adorer le fractionné long.

Régale-toi!

C'est bon signe, j'ai senti une nette amélioration de ma forme. J'ai calé une allure marathon que je crois à ma portée, facile mais pas trop quand même: après 30 kils, il faudra tenir. J'ai confiance, tout en sachant que rien n'est gagné. L'avantage, quand on revient de loin, c'est que 42 kils et quelques, c'est la cerise sur le gâteau!

Au chapitre de l'alimentation, fidèle à mes mauvaises habitudes, je ne me suis privée de rien, je n'ai même pas tellement cherché à perdre les kg accumulés pendant mes semaines d'immobilité (une chose après l'autre, l'objectif c'était de courir, pas de perdre du poids)... Pas de gels ni de malto pour moi, je suis un ancien modèle qui ne supporte pas ces trucs. De l'eau et des pâtes de fruits le jour J (et un café!), et ça ira très bien comme ça.

Au vu de ces éléments, mon objectif est de passer la ligne d'arrivée en m'étant régalée, en m'étant amusée car la course, c'est certes une passion, mais au final ce n'est qu'un jeu... Et j'espère aussi pouvoir dire, du fond de moi-même, que j'aurai fait de mon mieux.

Bonne course et vivez vos rêves.

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