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Abandonner

Il a fallu que plusieurs de mes amis et connaissances abandonnent sur des courses pour que je décide de me confronter à mon abandon sur un semi marathon de montagne en juin dernier, sur blessure. Des experts te diront "oui mais l'abandon sur blessure c'est moins dur car c'est inéluctable." Ben c'est pas si simple que ça. Au moment où le ligament de ma cheville a fait crac, je me suis quand même dit, une fraction de seconde: "allez, il reste 6 kil. Sur la douleur tu peux le faire." Puis j'ai CHOISI consciemment de ne pas abîmer mon articulation davantage. J'aurais pu choisir d'aller au bout coûte que coûte. Qu'est-ce que ça m'aurait apporté? Un tshirt de finisher? Au prix de quelle souffrance? Bien sûr que je me félicite de ma décision. L'entorse se remet bien et j'ai sauvé mon été. N'empêche: abandonner n'est pas facile et ça suppose ensuite de "digérer" tout ça. Sur le moment, j'...

Abandon

Aujourd'hui, j'ai abandonné une course. Pour la première fois de ma vie. Sur le moment, j'ai trouvé que c'était plus dur que de renoncer à prendre le départ. A l'échauffement, j'avais de la peine mais j'ai mis ça sur le compte: - de la météo - de la fatigue - de la difficulté à me lever un dimanche matin - du fait que je n'étais pas encore échauffée - des extraterrestres, de l'extinction des dinosaures, du retour du Jedi... Le départ est donné pour 8 petits kilomètres, 400 mètres de dénivelé. On part en descente et normalement j'adore enchaîner sur une montée, surtout lorsqu'il y a des escaliers, c'est rigolo! Là c'est pas rigolo. Jambes molles, très molles. Je pousse un peu et... le moteur ne réagit pas. Pas moyen de passer la vitesse supérieure. Tiens, ça me rappelle quelque chose, ça. J'essaie d'avancer quand même. En plus y a de la boue, je suis en baskets de trail qui crochent de manière phénoménale, youplabou...

Renoncer, c'est mûrir un peu

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Ah je m'en réjouissais de mon objectif de "fin de saison". Jusqu'au bout j'y ai cru, malgré tout. Malgré une intense fatigue. Malgré une surcharge de travail. Malgré le fait que j'ai couru de moins en moins. Malgré des analyses qui ont fini par dévoiler, après un mois de combat contre l'épuisement... que l'escargote, tout simplement, manquait de fer. Une semaine avant la course, je faisais même une rando-course de reconnaissance le long du glacier, dans la neige. Verdict: "ça peut passer." Que je croyais! La veille de la course, le souffle court et portant avec peine mon sac à dos, je cale dans la montée et gravis avec  difficulté les escaliers. L'évidence est là: il est illusoire de m'aligner sur un semi-marathon de montagne. Pour moi qui y suis si souvent allée "au mental", c'est une défaite de jeter l'éponge. Et pourtant je sais que ce serait stupide de tenter le coup. J'ai encore en mémoire mon ...