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Affichage des articles associés au libellé entraînement

Tu sais que c'est la reprise quand...

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1) Les kilomètres courus sont 2 fois plus longs que ceux dans ton souvenir, il y a quelques mois 2) Ta montre déconne: voilà une heure que tu cours et elle t'indique 3 minutes 42 3)  Tu as oublié tes poumons au bas de la côte que tu viens de grimper (comment ça, c'est un faux-plat montant?) 4) C'est quoi ces douleurs dans les muscles, dans les tendons, dans les ligaments et tout partout? 5) Jour après jour, tu n'es qu'une gigantesque courbature 6) Ton capteur de vitesse déconne: quand tu donnes tout ce que tu as, il t'indique ton allure marathon 7) Tes t-shirts et tes shorts ont profité de ce long séjour dans l'armoire pour rétrécir 8) Tu te rappelles quand tu parlais de "courir pour le plaisir" et que ça te paraît une vue de l'esprit 9) Tu dois avoir un tempo trop rapide. Le problème c'est que si tu ralentis encore, tu t'arrêtes 10) Chouette une descente. Aïe, non, ça tape de partout! 11) La fierté d'avoir terminé ton ent...

Mes astuces récup' - s'écouter, c'est gagné

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"Récupérer, ça fait partie de l'entraînement." Pas seulement après un marathon, mais aussi après un entraînement intense, une sortie longue ou... longue et intense. Voici mes quelques trucs: j'en ai sélectionné dix. Sans doute pas révolutionnaires, mais testés et approuvés.  1. On réhydrate  Il m'est arrivé de ne pas boire assez en rentrant d'une sortie (voire de ne pas boire du tout: vite la douche, vite la suite du programme). Désormais je me force à le faire. Un verre de Château La Pompe (au moins) et ça repart. C'est basique mais combien d'entre nous l'oublient? Buvons suffisamment.Et soignons aussi l'hydratation AVANT une épreuve ou une sortie longue. 2. On croque  Voir ci-dessus. Eh oui, oublier de manger, c'est possible. Bon, ce n'est pas à moi que cela risque d'arriver! J'envie en revanche ceux qui sont capables de manger n'importe quoi après une séance de fractionnés ou à l'arrivée d'une course car ...

Marathon: toi tu la vis comment, la fameuse dernière semaine de "relâchement" ?

Dans la vie du marathonien et de la marathonienne, il y a une semaine particulière. Particulière à plus d'un titre: pour l'entourage, il devient impossible d'entendre parler d'autre chose que de marathon ou de course à pied (c'est déjà difficile le reste du temps...). Quant à la première concernée/ le premier concerné, il/ elle ne se met à penser qu'à "ça", le marathon qui approche ENFIN/ DÉJÀ selon la perception qu'il aura de sa forme, perception qui, du reste, peut prendre un virage à 180° degré en une demi-seconde. Je veux parler, vous l'aurez deviné, de cette semaine si particulière qui précède le Jour J. Cette fameuse semaine où il est temps que tu te mettes à en faire moins, si des fois c'est pas encore fait, et à te reposer un peu (oui, toi là-bas, c'est aussi valable pour toi). Cette fameuse semaine où il est déconseillé de faire les nettoyages de printemps ou de remettre le jardin en état.   La course, c'est comme ...

Eloge de la marche

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"Ouais mais bon, marcher c'est pas la même chose", entends-je parfois de la part de coureuses et de coureurs blessés à qui il est déconseillé de courir, et conseillé de marcher. Certes, ce n'est pas la même chose, mais c'est drôlement chouette aussi! Ces trois derniers mois, j'ai intégré beaucoup de marche (même pas des randos, plutôt des balades, dans mon entraînement). Et les quelques mois qui ont précédé, j'ai marché autant que les circonstances me le permettaient, y compris en me lançant le défi d'atteindre les 10'000 pas sans sortir de chez moi (c'est encore plus chiant que l'aquajogging dans une piscine couverte!). Je pense que c'est cette base de marche qui m'a permis de revenir très vite à la course. Et quand on dit "marcher", il ne s'agit pas seulement de se balader, le nez au vent (même si je vote pour, ce sera peut-être l'objet d'un autre billet). Voici trois i...

Le mental, pas que dans la tête!

"Quel mental tu as", me dit une amie après que j'ai voulu me tester sur la distance du semi marathon, tout en restant raisonnable dans les pulsations. L'objectif du jour était donc de courir 21,1 km à allure marathon, juste pour voir comment le corps encaisse ça. Il a bien aimé, le corps, à part les 4 derniers kils! Et le mental, dans tout ça? Il a été mon précieux allié sur toute une partie du parcours, reconnaissons-le. Il faut être sûr de son fait pour prendre le départ sur une base de 6'20" au km sur une course locale car le peloton part vite. Me voici bonne dernière jusqu'au 2e km, avant de rejoindre un autre coureur qui est, lui aussi, à son allure marathon. Du coup, papotage. Les km défilent sans que je les voie passer, il fait beau, on commence à dépasser des gens, le mental est rangé au garage car je n'ai pas besoin de lui. L'autre marathonien tarde à un ravitaillement, on se souhaite bonnes course. Il me redépassera quelques km plus...

La reprise, école de patience et de persévérance

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Reprendre l'entraînement est une telle leçon d'humilité, d'acceptation et de lâcher prise que ça vous économise la lecture de tas de bouquins de développement personnel. Où j'en suis? Au bas d'une montagne. De toutes façons, je n'ai pas le choix d'être ailleurs. Ici et maintenant, je suis au bas de la pente. Pas de muscles, pas de souffle, la machine est dans l'état où elle est, va falloir faire avec. Je me mets un objectif intermédiaire : aller jusqu'à mi-pente. Avancer, un pas après l'autre, avec détermination. Avoir confiance que j'y arriverai. A ce stade, progresser est une source de motivation en soi. Même si ça fait du bien d'apercevoir au loin le sommet et d'en rêver aussi... plus tard. Tomber, se relever, apprendre, avancer. Telle est notre condition humaine. Telle est notre condition de sportif. Repousser sans cesse nos propres limites. En sachant que mes limites de convalescente ne sont pas mes limites de marath...

S'entraîner l'hiver

Le meilleur facteur de motivation que je connaisse pour s'entraîner en plaine en hiver, c'est de préparer un gros objectif au printemps, type marathon. En tout cas, cela m'a réussi à merveille pendant des années! Si un tel objectif n'est pas possible, voici 5 trucs, pêchés dans ma pratique sportive. Il y en a des milliers d'autres; et vous, quels sont les vôtres? 1) courir et pédaler de nuit, c'est excellent pour le mental. Les longues droites avec les phares dans la tronche, les pannes de frontale, avoir oublié tes gants, déraper sur le verglas... Tous ces aléas permettent d'apprécier au centuple les joies de la belle saison. Et quand tu te retrouves par hasard à t'entraîner de jour ou, encore plus merveilleux, au soleil, c'est cadeau! 2) bouger met de bonne humeur. OK, ma journée a été difficile, il est tard, il fait froid et je n'ai pas l'énergie de sortir. Or je sais que moins je bouge,...

Et l'Escargote découvrit... le triathlon en salle (yes, you can)

Celles et ceux qui me suivent depuis un moment (c'est d'ailleurs l'occasion de vous dire merci! On sait combien il est difficile de suivre un escargot sans le dépasser) savent que je ne suis pas une grande fana de la salle de sport. L'Escargote est plutôt un animal outdoor. Il arrive pourtant que la salle, ce soit mieux que rien. Au hasard, par exemple lorsque le temps conjugue vent et pluie et que prendre son vélo dans ces conditions revient à descendre les rues de ma ville juchée sur une savonnette. Quant à ajouter une sortie course à pied, ce sont des choses que l'on fait lorsqu'on n'a pas besoin de soigner une cheville. J'opte donc pour le fitness en me disant que ce sera tout ça de gagné pour le mental sur mes futurs trails longs. Flash-back. Cet été, pour ne rien faire comme tout le monde, j'ai fait une grosse bronchite. Pour me remonter le moral, je m'étais acheté un magazine de tri qui conseillait aux débutants, dont je suis, de tester ...

Le Marathon m'a appris à courir sous la pluie

"Mais comment tu fais pour aimer courir sous la pluie?", me demande l'homme toute à l'heure, me voyant attraper mes baskets et ma veste gore-tex alors qu'un rideau de pluie s'abattait sur la ville. J'ai répondu par un éclat de rire en expliquant que quand j'étais petite, je n'avais pas le droit de sauter dans les flaques d'eau, et que depuis, je profitais à fond. N'empêche que je me la suis reposée en courant, cette question: qu'est-ce qui fait que j'ai autant de plaisir à courir par tous les temps, et même de nuit? A ma grande surprise, la réponse a jailli: le marathon! Avant le marathon, je choisissais mes sorties. S'il pleuvait trop, je restais courageusement à l'intérieur, décidant que le fitness, cela faisait aussi l'affaire. Et puis, un jour, je n'ai plus eu le choix. J'avais, sur la table, mon plan d'entraînement pour mon premier marathon. Pas question de rater une sortie. La sortie longue du ...

Courir de nuit

Tout à l'heure en voyant l'aube arriver et en entendant la ville s'éveiller, j'en venais presque à regretter que la nuit - et ma course - ne continuent pas infiniment. Dans cette montée qui me ramenait chez moi, je me suis mise à rêver d'un marathon de nuit. Longtemps, pourtant, j'ai détesté courir dans l'obscurité. Je voyais avec appréhension arriver septembre, la première fois qu'on rallume la frontale, le soir. Puis, l'hiver approchant, de moins en moins de séance de jour. Je me mettais à revivre au mois d'avril lorsque les jours rallongent, que l'heure d'été est de retour: quel délice de courir dans la lumière!. Est-ce parce que cette année, j'ai réussi à aménager au moins un entraînement de jour par semaine, à midi? Pour la première fois peut-être depuis un certain départ de Sierre-Zinal, je goûte, je savoure la course de nuit, en particulier tôt le matin. Bien sûr, il y a cet immense effort à faire qui est de se lever... et ...

Remettre l'ouvrage sur le métier

Bien sûr, il y a les Supermen et Superwomen qui ne se blessent jamais, ne tombent pas malade, ignorent la fatigue, les journées de travail à rallonge, les contretemps familiaux et ne connaissent que l'ivresse des sommets. C'est du moins ainsi que ces athlètes se présentent sur les réseaux sociaux. Et puis il y a moi. Et, il faut bien le reconnaître, la plupart de mes amis, amies et connaissances dans le monde du sport. Des êtres de chair et de sang, avec leurs coups de moins bien, leurs maladies, leurs blessures, leurs forces et leurs faiblesses. Notre point commun et notre principale force? C'est qu'on se relève. Et qu'on recommence. Après trois semaines sans sport et des aléas divers, pas tout à fait rétablie cependant, je me suis remise au sport. Doucement, progressivement. Avec ce sentiment ambigu que je commence à bien connaître: d'un côté, la joie de me sentir à nouveau en mouvement. De l'a...

Courir, mais pas que

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J'aime la course à pied, ce n'est pas un scoop. La course m'a offert d'immense joies, l'ivresse de courir dans des paysages extraordinaires, des amitiés, des défis et une meilleure connaissance de mes capacités. Entre autres joies! Elle m'en offre encore, d'ailleurs, comme ce footing à l'aube, l'autre jour, dans une ambiance de début d'été et de grand beau temps, au bord du lac. Et voilà que je me mets à faire des infidélités à ma passion. Contrainte et forcée, d'abord, pour cause de blessure. C'est vrai que j'ai bien cru que c'était la fin du monde lorsqu'on m'a expliqué que la course en montagne, c'était terminé pour un moment. Moi qui regardais comme des extraterrestres ces drôles de zèbres qui courent un peu mais qui font AUTRE CHOSE (il y a vraiment des gens bizarres sur terre), j'ai, du bout du gros orteil, commencé à rejoindre leurs rangs. Comme le battement d'ailes du papillon qui finit par provo...

Mes premiers 1000 mètres depuis des semaines

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Après six semaines sans montagne pour cause de blessure, j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose. Première surprise, sur un de mes parcours forestiers préférés, je tombe sur un parterre de jonquilles. Les arbres sont en train de se couvrir de jeunes feuilles, tout reverdit: quelle différence avec le tout début du mois de mars! D'un coup, d'un seul, je découvre que c'est le printemps. Il est temps que je m'y remette: dans moins de trois mois, un sacré morceau de trail m'attend. Et ce n'est pas gagné d'avance car, cette côte que je franchissais presqu'en bondissant, voilà que je l'attaque d'un pas lent, soufflant fort, exténuée. Puisque c'est comme ça, je décide de changer la sortie prévue pour une montée en mode rando: il faut que je m'y remette, aux bosses. Par une journée pluvieuse-mais-ça-va-vers-le-beau, j'attrape mon sac, mes bâtons et j'y vais. Tournant le dos au lac, c'est parti pour mes premiers 1...

Ces raccourcis qui valent le détour

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Le chemin du raccourci, ça vaut le détour! A force de sillonner ma région, fort heureusement en pente, à la recherche de dénivelé, je n'en finis pas de tomber sur des coins insolites, charmants, bucoliques,  ou même glauques car on ne peut quand même pas gagner à tous les coups. Il ne se passe pas dix jours sans que je m'écrire "ça alors, je n'étais jamais passée par là!" Vous l'aurez compris, je ne suis pas forcément une adepte de la routine ni de "toujours la même boucle". J'adore découvrir de nouveaux coins, quitte parfois à me perdre un peu (comprendre: me planter magistralement parce que j'ai oublié la carte). Une de mes spécialités a longtemps été: "ce chemin forestier doit mener à la crête" Manque de bol, le raccourci est en fait un monumental détour. C'est peut-être ce qui explique certains écarts entre l'entraînement programmé et la sortie réalisée: on n'est quand même pas à 10 km près, ou bien? Au cours...

La tentation de la couette

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Ce soir-là je suis un peu en retard à l'entraînement et je me hâte sous une tempête de neige. A chaque fois, par des temps pareils, je suis étonnée au vestiaire de trouver autant de gens, même si ce n'est pas la foule des grands jours.  Une des meilleures coureuses du club, et des plus assidues aux entraînements, avoue en riant qu'elle a été très tentée, sur l'autoroute, de passer tout droit et de rentrer chez elle. Quelle motivation ne faut-il pas avoir pour "y aller quand même" alors qu'on sait qu'on va trouver une météo exécrable? Pour la première fois de la saison, la neige est descendue quasi jusqu'en plaine. Un vent violent nous fouette, de face. A l'échauffement, j'ai froid et je ne vois plus rien. On rigole dans le peloton en signalant que le radar de la météo annonce une accalmie vers 20h30. Puis l'entraînement suit son cours, après un parcours de cross fait plusieurs fois, on rentre en papotant, une douche et c'est le ni...

Le marathon n'est pas obligé

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J'aime infiniment la distance marathon. Pour moi c'est à chaque fois, en même temps un voyage intérieur et extérieur... et en même temps "juste" une course de quelques heures qui ne demande aucune infrastructure, si l'on compare cela, par exemple, à de l'alpinisme.  Mais rien ne m'agace plus que cette mode du marathon. Genre "si tu n'as pas couru un marathon au moins une fois dans ta vie, tu n'es pas cap'." Je vois des gens se mettre à la course pour courir un marathon 6 mois plus tard, alors que leur corps n'est pas prêt. Ils ont "fait" New York, Paris ou Berlin. Peut-être bien qu'ils se remettront à courir, un jour, mais là, vois-tu, ils ont d'autres priorités. De toutes manières, puisqu'ils ont "fait" un marathon, ils sont marathoniens. Et de raconter comme des blessés de guerre les intolérables souffrances auxquelles ils ont survécu durant leur chemin de croix de 42,195 km.  Courir un m...

Le marathon, quelle école!

Cher Marathon,  Tu m'apportes plein de bonnes choses et comme je suis loin d'être au bout de mes belles découvertes,  je voudrais te dire merci d'être entré dans ma vie. Tu es arrivé un peu par hasard... mais ce n'est pas par hasard que tu restes à mes côtés. Tu m'as appris la confiance: Après quatre marathons et à la veille d'un cinquième, je sais... que je peux le faire. Je sais aussi que j'ai du plaisir à courir; que, passés les premières centaines de mètres du départ, j'ai tendance à ronchonner et à m'ennuyer jusqu'au 10e kil, et qu'après c'est que du plaisir (sauf quand tu te prends un vent de face à décorner les boeufs sur les 14 derniers kils). J'ai appris à gérer la douleur si elle apparaît, d'éventuels aléas de santé... et à chaque fois, cette distance reste une merveilleuse découverte. Tu m'as appris la discipline: Tu m'as appris à mettre au point un plan d'action et à le dérouler. Depuis ...

En randonnée sur un trail (reconnaissance en 3 jours de la Traversée La Fouly - Verbier du Trail VSB)

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En montagne, je n'ai jamais "couru" plus de 31 km (c'est plutôt de la rando course, à mon niveau). Et voilà qu'en juillet 2016, je vise la Traversée du Trail Verbier - Saint-Bernard: 61 km, 4000 m de dénivelée. Pour moi, c'est costaud, très costaud. Je n'épiloguerai pas sur les raisons qui m'ont poussée à m'inscrire et à tenter cette première: le goût du défi sûrement, la curiosité de voir ce que ça fait de s'aligner sur un truc pareil et... le fait que j'aime infiniment cette région. Pour aller voir le parcours de plus près, pour mieux me projeter dedans mais aussi pour mieux évaluer les difficultés, j'ai fait une reconnaissance en trois jours cet été, en mode randonnée. C'est triché: toute la neige avait fondu. Jour 1 La Fouly - Bourg-St-Pierre Curieusement, c'est le premier jour que j'ai eu le plus de doutes, et sur un parcours que je connaissais déjà. Le point faible de mon mental, c'est le début, les premiers ...

Retour en ville

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Ça y est, je suis de retour en ville. A moi les entraînements urbains et périurbains. Sauf que. J'ai un mal fou à retrouver le bitume. C'est facile... mais qu'est-ce que c'est dur! Y a des montées, des descentes... mais. Où sont passés les ravitos de framboises, myrtilles, fraises des bois et champignons? Où est passé le grand silence humide, frais et ouaté du brouillard, permettant de surprendre un chevreuil? Où est passé ce chamois qui me regardait descendre d'un air attentif et un poil inquiet? Et ces marmottes jouant sous la pluie? Et le majestueux éperviers? Où sont ces abruptes pentes de terre et de cailloux, là où les arbres ne poussent plus? Et ces sentiers qui courent le long des coteaux herbeux?  Au fond de moi. Toutes ces merveilles sont en moi. Plus je goûte à la montagne et moins je peux me passer d'elle. Bonne rentrée! Et vive la course à pied.

Les mémères du stade

Ça faisait longtemps. J'ai remis les pieds sur une piste de course. Comme j'avais des séries à faire, je me suis dit que c'était l'occasion. Le stade était désert, en ce matin de semaine. Voilà qui s'annonçait bien!  Je commence mes séries. Tout se passe au mieux. Un gars plus rapide débarque. On ne se gêne pas. Un autre, plus lent, prend le couloir à l'extérieur.  Et puis je dois avoir la berlue quand j'évite, à la fin d'un 1000 mètres, deux filles en train de jogguer en papotant dans les couloirs 2 et 3! J'ai d'autant cru à une vision que lorsque j'ai voulu leur dire gentiment, pendant mon temps de récup, que les plus lents se mettent à l'extérieur, elles avaient disparu. Au tour de piste, elles étaient de retour, se traînant et papotant. "Y a assez de place," ont-elles répondu au gars qui demandait le couloir. Les bras m'en sont tombés.  J'habite dans un coin où il existe mille possibilités de jogger ...