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Un premier marathon pour la beauté du geste

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Choisir Jérusalem pour premier marathon, c'est gonflé. Surtout de la part d'une escargote. Le parcours est une succession de montées et de descentes et les bouts plats sont aussi rares que du jambon dans une boucherie casher ou hallal. Le tout pour un dénivelé d'environ 700 m, dit-on (à la fin du parcours, ma montre en indiquera plutôt 578) Vous avez dit casse-pattes? Heureusement qu'une escargote, ça n'a pas de pattes :-).  Ça ne doit pas non plus avoir de cerveau. C'est dans un de ces moments où la raison était allée faire une course ailleurs que je me suis inscrite: "Tiens, y a un marathon à Jérusalem! Et si j'y allais? Ça doit être beau!" De peur de réfléchir et de renoncer... je me suis inscrite sur-le-champ. Mon premier marathon! J- des poussières Quelques jours avant la course, je repère les principales difficultés,  mais aussi les points de vue panoramiques :-). Quant aux ravitos (solides), ils sont qua...

La paresse n'est pas (toujours) mère de tous les vices

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A quoi ressemble une dernière semaine de préparation de marathon? A rien, serais-je tentée de dire. Après des semaines à braver, dompter, composer avec les éléments suivants : météo, boulot, conflits d'agenda, vie familiale et sociale, manque de sommeil,  virus hivernaux,  stress... tout ça pour engloutir des kilomètres,  apprivoiser l'allure qui sera celle du marathon, tester les ravitaillements possibles, renforcer le cardio, les abdos, bref, entraîner avec rigueur la machine aux heures les plus inédites du jour et de la nuit... Après des semaines de tout ça, il y a la dernière semaine. Celle où on lève le pied. Pour reprendre des forces et arriver le plus frais possible sur la ligne de départ, à chaque coureur sa méthode. La mienne tient dans un grand principe: décompresser.  Dormir,  siester, glander, lire un bon polar, savourer un capuccino ou un carré de choc... En réalité,  je me transforme en une espèce de loir qui dort, mange, se dégourdit un pe...

Et à part ça, qu'est-ce que vous faites dans la vie?

S'entraîner pour un marathon, c'est prenant. Gourmand en énergie physique et mentale. Mine de rien, ça fatigue, ça crève... et ça vous envahit la vie. C'est à la fois magnifique, de mener à bien un tel projet, mais ça demande d'y consacrer toutes ses forces, ou du moins une grande discipline. Comment, vous avez un boulot, une famille, des loisirs? Vous n'y pensez pas! L'entraînement du marathon va se faire de plus en plus exigeant, de plus en plus despotique. A moins de le dompter et de le remettre à sa place: "Dis donc, marathon: je cours pour mon plaisir, ma vie ne dépend pas de toi, alors laisse-moi savourer mon entraînement sans jouer les envahisseurs. (Non mais!)" Ceux qui enchaînent les marathon ont sans doute appris aussi à enchaîner le génie de la lampe... à moins qu'ils ne soient complètement ensorcelés, possédés par l'esprit du Marathon? Quant à moi, oui, je trouve que c'est une expérience passionnante et magnifique. S'e...