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Quand je serai réparée

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Donc, je me suis fait réparer.  Dans le paquet-cadeau de la convalescence, il y a un mois à passer un peu immobile. Ce "sas", j'essaie de le prendre avec philosophie, en apprivoisant la douleur, en tentant de me reposer, en explorant mes limites... et en bloguant un peu.  Je m'extrais aussi du moment présent en me projetant un peu; en me réjouissant prudemment de l'après et de toutes les possibilités nouvelles qui vont s'offrir à moi. Car, si tout va bien, voici ce que je pourrai recommencer à faire peu à peu, dès la fin du mois d'août: remettre des ballerines et des chaussures de ville sans avoir peur de me casser la figure dans la rue conséquence du précédent: remettre des robes (oui, j'ai essayé le look robe+baskets mais j'ai l'air d'un sac) mettre un pied devant l'autre sans me concentrer sur chaque pas (et bing le réverbère) courir au train/ au bus/ ... descendre les (vieux) escaliers de mon boulot sans crainte de me ...

Des nouvelles et des projets

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A ma grande surprise (je ne croyais pas ce blog si fréquenté), des lectrices viennent aux nouvelles après mon post de janvier. Merci pour vos messages et vos pensées! La convalescence se passe mieux depuis quelques jours (pourvu que ça dure!). Cela dope mon moral, après les timides hauts et les gros coups de moins bien de ces longues semaines. L'étape "joue-la comme au Vendée Globe" semble en passe de se terminer (voir billet précédent), moi qui commençais si bien à m'habituer au mal de mer que j'envisageais presque de passer le permis bateau! Bon, la suite de 2017 ne s'annonce pas toute simple car en juin, je passe sur le billard pour un autre truc, mais que cela ne m'empêche pas de profiter au maximum de la fenêtre qui se profile pour bouger. Et pour aller de l'avant, je me projette déjà dans 2018, selon le calendrier escargotien: en 2016 on casse, en 2017 on répare... en 2018 on repart! Si tout va...

Les Ultramarathoniens du Vendée Globe

Allez, je vous raconte ma vie. Blessée à la tête (accident non sportif), je passe une convalescence compliquée. Moi, la championne de la récupération, je vis mal qu'il y ait plus de bas que de hauts; d'être diminuée physiquement et dans mes capacités intellectuelles. Dans ce tunnel, il y a quand même quelque chose qui me tire en avant. Je vous le donne en mille: ce sont les marins engagés dans le Vendée Globe Challenge, course autour du monde en solitaire et sans assistance. Quel rapport, me demanderez-vous? Allongée dans le noir, j'ai commencé à m'autoriser un peu de radio et me suis prise au jeu des "vacations" avec ces gaillards faisant voile, au milieu de nulle part, sur leurs fragiles monocoques high tech (comme cycliste, je suis bien placée pour connaître les avantages et inconvénients du carbone...). L'odyssée du jeune Suisse Alan Roura (23 ans), réparant son safran dans les 40e ...