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CR Marathon de Milan

J’ai l’impression d’avoir rêvé tant ce fut un moment suspendu, comme hors du temps. Les courbatures et les genoux qui couinent me rappellent alors que c’est bien réel: j’ai couru le Marathon de Milan. Je rembobine. 23 décembre 2018, j’ai du mal à me remettre d’un accident et ça me mine. J'ai besoin de me trouver une motivation qui me tire vers le haut. Preuve que j’ai reçu un coup sur la tête, je me tourne spontanément vers les marathons de printemps sur route, en me disant que le plat, en ville, risque d’être plus à ma portée question entraînement, selon les rigueurs de l’hiver à venir. Je cherche un marathon en avril, pas trop blindé de monde (donc pas Paris) et où je puisse me rendre en train. Milan 🇮🇹 se détache  du peloton et bing, je m’inscris. Pas si folle, j’ai choisi un marathon avec une barrière horaire large de 6h30.   Je vous dis pas la tronche du toubib quand je lui ai demandé les certificats médicaux exigés par l’Italie! Ma chance, c’est qu’il c...

Bonne année et coup d'oeil dans le rétro

Pour la nouvelle année, je m'offre un regard sur celle écoulée, au lieu de sauter comme un petit chien fou sur mon prochain défi. Et ça me fait du bien! Car 2017 a certes été une année pas toute simple,  mais elle me remplit aussi de fierté. Après un moche coup sur la cafetière, fin 2016, j'ai repris la course en février 2017 alors que je ne tenais pas encore tout-à-fait debout (qui a dit qu'il fallait toujours faire les choses dans l'ordre?). Trois mois plus tard, je franchissais la ligne d'arrivée du Marathon de Genève, mon 7e... Et mon 1er de cette vie d'après. Temps fort! Un mois plus tard, je passais sur le billard pour me faire raccommoder des trucs et des machins au rayon orthopédique. Cela m'a permis de passer quasiment tout mon été à vélo et de faire de belles virées... Fallait juste faire gaffe au pied plâtré. Une expérience inédite! L'autom...

Marathon J-et quelques

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A quelques jours de mon prochain marathon, causons un peu de l'incontournable "préparation marathon". Vous en connaissez beaucoup, vous, des prépas marathon qui se passent comme prévu? (Si vous avez répondu "oui" à cette question, bravo, vous pouvez apprécier votre chance et zapper cette lecture) Tout bien réfléchi et après sept préparations marathons, je dois avouer que je n'en connais pas tant que ça, des qui se déroulent normalement. Pour tout dire, je dois en avoir une seule à mon actif, c'est celle qui m'a emmenée à Edimbourg en 4h30. Forcément, quelques jours avant de m'aligner sur mon 7e 42,195 km, je gamberge: voyons, qu'est-ce que j'ai bien fait? Qu'est-ce que j'aurais pu faire mieux? Sauf qu'avec l'expérience, cet état des lieux ne me stresse plus. Il n'est plus temps de changer quoi que ce soit, mais je peux encore tirer des enseignements pour l'avenir et c'est ce qui m'intéresse. Couri...

Marathon: toi tu la vis comment, la fameuse dernière semaine de "relâchement" ?

Dans la vie du marathonien et de la marathonienne, il y a une semaine particulière. Particulière à plus d'un titre: pour l'entourage, il devient impossible d'entendre parler d'autre chose que de marathon ou de course à pied (c'est déjà difficile le reste du temps...). Quant à la première concernée/ le premier concerné, il/ elle ne se met à penser qu'à "ça", le marathon qui approche ENFIN/ DÉJÀ selon la perception qu'il aura de sa forme, perception qui, du reste, peut prendre un virage à 180° degré en une demi-seconde. Je veux parler, vous l'aurez deviné, de cette semaine si particulière qui précède le Jour J. Cette fameuse semaine où il est temps que tu te mettes à en faire moins, si des fois c'est pas encore fait, et à te reposer un peu (oui, toi là-bas, c'est aussi valable pour toi). Cette fameuse semaine où il est déconseillé de faire les nettoyages de printemps ou de remettre le jardin en état.   La course, c'est comme ...

Le mental, pas que dans la tête!

"Quel mental tu as", me dit une amie après que j'ai voulu me tester sur la distance du semi marathon, tout en restant raisonnable dans les pulsations. L'objectif du jour était donc de courir 21,1 km à allure marathon, juste pour voir comment le corps encaisse ça. Il a bien aimé, le corps, à part les 4 derniers kils! Et le mental, dans tout ça? Il a été mon précieux allié sur toute une partie du parcours, reconnaissons-le. Il faut être sûr de son fait pour prendre le départ sur une base de 6'20" au km sur une course locale car le peloton part vite. Me voici bonne dernière jusqu'au 2e km, avant de rejoindre un autre coureur qui est, lui aussi, à son allure marathon. Du coup, papotage. Les km défilent sans que je les voie passer, il fait beau, on commence à dépasser des gens, le mental est rangé au garage car je n'ai pas besoin de lui. L'autre marathonien tarde à un ravitaillement, on se souhaite bonnes course. Il me redépassera quelques km plus...

Mes premiers 1000 mètres depuis des semaines

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Après six semaines sans montagne pour cause de blessure, j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose. Première surprise, sur un de mes parcours forestiers préférés, je tombe sur un parterre de jonquilles. Les arbres sont en train de se couvrir de jeunes feuilles, tout reverdit: quelle différence avec le tout début du mois de mars! D'un coup, d'un seul, je découvre que c'est le printemps. Il est temps que je m'y remette: dans moins de trois mois, un sacré morceau de trail m'attend. Et ce n'est pas gagné d'avance car, cette côte que je franchissais presqu'en bondissant, voilà que je l'attaque d'un pas lent, soufflant fort, exténuée. Puisque c'est comme ça, je décide de changer la sortie prévue pour une montée en mode rando: il faut que je m'y remette, aux bosses. Par une journée pluvieuse-mais-ça-va-vers-le-beau, j'attrape mon sac, mes bâtons et j'y vais. Tournant le dos au lac, c'est parti pour mes premiers 1...

Ces raccourcis qui valent le détour

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Le chemin du raccourci, ça vaut le détour! A force de sillonner ma région, fort heureusement en pente, à la recherche de dénivelé, je n'en finis pas de tomber sur des coins insolites, charmants, bucoliques,  ou même glauques car on ne peut quand même pas gagner à tous les coups. Il ne se passe pas dix jours sans que je m'écrire "ça alors, je n'étais jamais passée par là!" Vous l'aurez compris, je ne suis pas forcément une adepte de la routine ni de "toujours la même boucle". J'adore découvrir de nouveaux coins, quitte parfois à me perdre un peu (comprendre: me planter magistralement parce que j'ai oublié la carte). Une de mes spécialités a longtemps été: "ce chemin forestier doit mener à la crête" Manque de bol, le raccourci est en fait un monumental détour. C'est peut-être ce qui explique certains écarts entre l'entraînement programmé et la sortie réalisée: on n'est quand même pas à 10 km près, ou bien? Au cours...

Courir sur le sable 2 - CR marathon Eilat 2015

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J'ai fait un rêve, celui de courir un marathon dans le désert. Et je l'ai réalisé. Mon récit pourrait s'arrêter là.  Sauf que. J'avoue: ces 42,195 km courus fin novembre m'ont passablement sortie de ma zone de confort: thermiquement, je suis plus adaptée au frais, côté course à pied. Il a fait chaud, plus que d'habitude, selon les organisateurs (à moins qu'ils ne disent cela chaque année?). Pas un nuage, ni un souffle d'air, ni d'ombre... "buvez beaucoup" nous a-t-on dit. Il est vrai que les ravitos en eau ont été nombreux.  Découvrir en courant/marchant les merveilles de ce coin de Sinaï, même en crevant de chaud, ça n'a pas de prix. C'est magique et unique. Même avec un peu de souffrance dedans: cela m'a permis aussi d'en apprendre davantage sur moi. Allez, je vous raconte. Y aller La veille, réveil à 3h du matin, direction Tel Aviv. Tout se passe bien jusqu'à ce qu'à Tel Aviv on finisse par ...

Un marathon en riant aux éclats - CR Lausanne 2015

C'était bien ton marathon ? Ah oui, qu'est-ce que j'ai ri pour ma 2e participation au Marathon de Lausanne! Allez, je vous raconte : Lausanne, un dimanche matin d'octobre. Au départ, je retrouve des amis, dont un déguisé: un magnifique Mr Propre, y compris la boucle d'oreille. Mais en plus, ce fada porte un seau et un balai-brosse ! Rien que pour ça, il mérite d'entrer dans le Livre des Records : se taper 42,195 km avec un seau dans une main et un balai-brosse dans l'autre. Oui, il l'a fait. Nous voici sur la ligne de départ, sagement calés au fond de notre bloc. Pour moi c'est la première fois que je me prépare à courir « en groupe » (du moins un bout) et je m'en fais une fête. D'ailleurs c'est une fête ! Départ tranquille et en déconnant à pleins tubes. Quelques dizaines de mètres après le départ, on s'arrête déjà pour prendre la pause devant l'objectif d'une copine qui fait les 10 km. On rigole beaucoup et Mr Propre e...

Courir contre le vent - CR Edimbourg 2015

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Dire qu'on couru 26 miles, ça paraît moins long que 42, 195 km. Et pourtant c'est rigoureusement la même distance. Comme quoi, le marathon, c'est dans la tête.  Ce marathon, voilà longtemps que j'en rêvais. Il y a plusieurs années que nous nous étions dit, M. Escargot et moi, que je courrais à Edimbourg pour mes 40 ans. Pourtant cet hiver, après quelques ennuis de santé, la perspective de courir un marathon me paraissait bien improbable car je peinais à aligner deux pas. C'est pourquoi j'aime bien la citation ci-dessous: "Il y a des jours où vous ne vous pensez pas capable de courir un marathon. Vous saurez durant tout le reste de votre vie que vous en avez couru un". Eh bien oui, j'en ai donc couru quatre avec celui-ci. La veille, il a fait un temps splendide pour les 10, 5 km et les courses des enfants. Je n'ai d'ailleurs pas résisté à aller me faire une petite demi-heure dans la lande, sur Artus Seat, le siège d'...

CR Traîne-Savates 2015: 10 km et quelques de bonheur

Les courses de 10 km, c'est trop court et ça va trop vite pour le diesel que je suis. Donc d'habitude, j'ai horreur de ça. Eh bien je viens d'en faire une qui m'a fait changer d'avis! C'est la très jolie course des Traîne-Savates à Cheseaux (canton de Vaud, Suisse), entre champs et forêts, qui fait en réalité environ 10,3 km. Peut-être que j'aime cette course parce que j'ai l'impression de connaître toute la liste de départ :-D. La plupart sont des coureurs régionaux qui viennent se tester avant les 20 km de Lausanne ou simplement profiter de ce rendez-vous à la fois beau et sympathique. Question préparation, ma semaine a été professionnellement chargée. J'ai fait deux courtes sorties, dont du fractionné court (10x40''-30'') le jeudi soir pour me rendre les jambes, et une sortie à vélo en endurance le mercredi. Je me réveille le samedi avec une irrépressible envie de courir, mais d'abord il y a les courses et la lessive,...

10 raisons de courir en novembre

Les jours raccourcissent, il fait plus frais, il pleut/vente/neige (cocher ce qui convient), il fait nuit, je suis fatiguée, les repas de fin d'année s'enchaînent... Et pourtant: voici dix raisons de courir en novembre. 1. Novembre, c'est la saison des corridas, ces courses en ville, à la tombée de la nuit, dans une ambiance du tonnerre. Quel que soit votre chrono, vous êtes une championne ovationnée par la foule en liesse! 2. Il a neigé en montagne: hop, on chausse les baskets de trail et on va faire les fous dans la neige. Avec un peu de chance, on aperçoit une ribambelle d'animaux (attention, selon l'altitude à laquelle vous êtes, il faudra veiller à faire la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur). 3. Quand les jours raccourcissent, je raccourcis aussi mon kilométrage. Et quand ils rallongent, j'augmente! J'ai dit "je raccourcis", pas "je réduis à zéro". Le plaisir de courir moins longtemps, mais de courir quoi ...

Savoir renoncer, mais pas tout à fait: un marathon à la maison

Dans la catégorie "tout va de travers", j'ai fait fort, cet automne. Je devais participer à un marathon à l'étranger, à la mi-octobre, avec les copains du club. Et puis la vie, les virus en ont décidé autrement. La sinusite carabinée du siècle, de celles qui te cloue au lit mais qui t'empêche de dormir tellement ça fait mal. Interdiction de prendre l'avion, pas en état d'aligner deux pas... Il a fallu renoncer à ces vacances dont je me réjouissais tant. Les copains partiront sans moi. Alors que je ne tiens pas sur mes jambes, je cherche une raison de ne pas me morfondre, autre que la situation dans le monde. Et j'en trouve une: fin octobre, y a le marathon de Lausanne, à domicile. Et si...? Je m'inscris avant même de tenir debout. C'est d'autant plus osé, comme pari, que je reste plus de deux semaines hors service, avec en guise d'entretien de tout petits footings un peu courus, beaucoup marchés, avant de filer sous la do...

Les jours raccourcissent, les distances aussi

L'ai-je assez décliné sur tous les tons: "Je n'aime pas le court". Cette simple formule a permis au diesel que je suis d'éviter soigneusement les 10 km "trop explosifs!" et de ne surtout pas mettre les pieds sur des courses plus courtes ("déjà qu'il me faut 4 km pour réussir à démarrer..."). C'était sans compter un sale tour joué par un virus qui m'a mise K.O. au fond du lit le jour même de mon objectif d'automne, un semi-marathon. D'habitude, j'aime arriver fin octobre en ayant l'impression d'avoir bien couru et faire une pause ou continuer avec de l'entretien, sans objectif autre que les courses du printemps. D'habitude. Or, privée de "Mon" objectif, il fallait bien que je passe ma frustration sur quelque chose! Et surtout, la fièvre retombée, je me suis retrouvée avec une faim de courses comme jamais. Cette année, j'ai fortement réduit le nombre de participation à des compétition...