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La face soleil de l'Eiger - tortue ravie

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Trop de boulot, des pépins de santé, une aventure alpine un peu rocambolesque dans trop de neige m'ont amenée à faire une croix sur le Trail Verbier-Saint Bernard. J'ai dû renoncer et j'ai su, alors que mes jambes me portaient difficilement sur quelques mètres, que j'avais pris la bonne décision. Il n'empêche. Complètement rétablie, 48 heures plus tard, je sentais déjà ces mêmes gambettes qui me démangeaient. Et par hasard, je me suis inscrite au petit parcours de l'Eiger Ultra Trail. On a donc 17 km selon ma Garmin et 16 selon les organisateurs, pour environ 1000 m de dénivelé (960 m). Tout ça avec vue sur un des sommets mythiques de la Suisse, l'Eiger. Cela tombe bien, je n'ai jamais mis les pieds dans ce must touristique de mon pays, Grindelwald. Hop, je m'inscris. Le profil: ça monte et ça descend Ce jour-là, la météo s'annonce caniculaire. Dans le train, une équipe de nanas carbure à la bière... alors qu'il n'est pas 8h00 du ...

Ah, le fractionné en montée!

Il est un exercice des plus ingrats, mais dont il se murmure qu'il finit par payer. A la question "Quand finit-il par payer", je me retranche derrière un silence prudent. Bon, soyons sérieux 2 minutes. Quand on est un diesel crapoteux comme moi, cet exercice est à la fois excellent pour exercer le souffle et la force: je veux parler du fractionné en montée . Et là, les trois-quarts des lecteurs et lectrices potentiels passent à autre chose, soit qu'ils connaissent déjà cette forme de supplice, soit qu'ils préfèrent nettement l'apéro.  Pour les rares personnes aux tendances masochistes qui souhaitent poursuivre, le fractionné en montée, ça commence comme un visite chez le boucher (ou comme la création d'Eve) puisqu'il s'agit de choisir une côte. L'analogie s'arrête là. Ni trop raide, ni trop courte, la côte. Pour les paresseux et sseuses comme moi, un faux plat montant fait très bien l'affaire. Cette côte s'apprête de pl...