Articles

Boston - en pensées avec les familles

Je viens d'apprendre les explosions au marathon de Boston.  Il est question de bombes. De morts. De blessés.Tout cela ressemble à un terrible cauchemar. La course à pied est un formidable espace de liberté,  de fraternité,  de paix. Et elle doit le rester! Je pense à celles et ceux pour qui aujourd'hui devait être un jour de joie, pour qui ce 15 avril est devenu jour de deuil.

Run for Aurélie - la solidarité des coureurs

Je relaie ici un appel original lancé via Facebook: "Aurélie est une jeune sportive (coureuse, crosswomen, traileuse, etc...) de Dijon. Suite à un grave accident de la route survenu samedi 09 mars, elle a été placée dans le coma. Afin de montrer notre soutien envers elle et sa famille mais également d'affirmer haut et fort notre impatience quant à sa guérison, unissons nous et cumulons un maximum de km pour elle! Que chacun inscrive les kms parcourus (à pieds, en vélo, natation, en rollers, à dos de chameau, etc..) et/ou mettre quelques petits mots et photos qu'elle pourra voir et lire à son réveil. Si lors de vos prochaines courses vous conservez vos dossards envoyés les moi avec un petit mot, une dédicace, vos noms prénoms,photos de courses, adresses, mail, etc... Indiquez la course la distance ou tout autre info : J'en veux des Tonnes !!! J'irai retapisser le papier de sa chambre avec ! Alors n'hésitez pas à m'envoyer tout celà à l'...

Courbatures: le retour

Courbatures, mal partout, les articulations vraiment pas à la fête... Lendemain de trail particulièrement pénible? Mais non! Il a fallu attendre les premiers jours d'un étrange printemps sous la neige pour qu'elle me fonde dessus, la grippe. Alors, quoi? Quel rapport avec la course à pied? Voilà longtemps que je n'avais pas eu de "vraies" courbatures. Auxquelles sont venues s'ajouter des douleurs dans les articulations à n'en pas dormir. Les jambes toutes molles, incapables de me porter sur 10 mètres de plat, alors c'est dire si  les escaliers... étaient à oublier. La grippe, quoi! Rien de plus banal au fond. Pour des sportifs amateurs habitués à pouvoir compter sur leur corps: solide, tonique, entraîné, l'expérience de la grippe n'est peut-être pas toujours inutile. Histoire de se souvenir que la santé n'est pas un état définitif ni un éternel acquis. J'ai une pensée pour celles et ceux qui, au quotidien, luttent contre un...

La reprise

Deux semaines de pause. Je suis toute fière car j'ai bien respecté la consigne du "2 semaines de pause de temps en temps, ça fait du bien aux articulations et à la tête, surtout après un marathon." Pas de courbatures, pas de signes de fatigue post-marathon... mais quel plaisir de s'adonner à d'autres joies, dans la neige, dans l'eau ou... à une table de bistrot. Quinze jours après le marathon, je rechausse mes baskets au soleil de midi et dans une bise soutenue. Ah, cette sensation de dérouler le pied sur le bitume et ce plaisir de courir le nez au vent! Oui, le plaisir est là, intact. Quel bonheur de recommencer à courir! C'est parti pour un petit footing d'une heure, à une allure d'escargote. Le surlendemain, je m'autorise une sortie un peu plus longue et 4x1000 mètres au-dessus de mon allure marathon mais bien en dessous de ma vitesse seuil. Eh bien, croyez-moi ou pas... cette sortie a réussi ce que le mara...

Un premier marathon pour la beauté du geste

Image
Choisir Jérusalem pour premier marathon, c'est gonflé. Surtout de la part d'une escargote. Le parcours est une succession de montées et de descentes et les bouts plats sont aussi rares que du jambon dans une boucherie casher ou hallal. Le tout pour un dénivelé d'environ 700 m, dit-on (à la fin du parcours, ma montre en indiquera plutôt 578) Vous avez dit casse-pattes? Heureusement qu'une escargote, ça n'a pas de pattes :-).  Ça ne doit pas non plus avoir de cerveau. C'est dans un de ces moments où la raison était allée faire une course ailleurs que je me suis inscrite: "Tiens, y a un marathon à Jérusalem! Et si j'y allais? Ça doit être beau!" De peur de réfléchir et de renoncer... je me suis inscrite sur-le-champ. Mon premier marathon! J- des poussières Quelques jours avant la course, je repère les principales difficultés,  mais aussi les points de vue panoramiques :-). Quant aux ravitos (solides), ils sont qua...

La paresse n'est pas (toujours) mère de tous les vices

Image
A quoi ressemble une dernière semaine de préparation de marathon? A rien, serais-je tentée de dire. Après des semaines à braver, dompter, composer avec les éléments suivants : météo, boulot, conflits d'agenda, vie familiale et sociale, manque de sommeil,  virus hivernaux,  stress... tout ça pour engloutir des kilomètres,  apprivoiser l'allure qui sera celle du marathon, tester les ravitaillements possibles, renforcer le cardio, les abdos, bref, entraîner avec rigueur la machine aux heures les plus inédites du jour et de la nuit... Après des semaines de tout ça, il y a la dernière semaine. Celle où on lève le pied. Pour reprendre des forces et arriver le plus frais possible sur la ligne de départ, à chaque coureur sa méthode. La mienne tient dans un grand principe: décompresser.  Dormir,  siester, glander, lire un bon polar, savourer un capuccino ou un carré de choc... En réalité,  je me transforme en une espèce de loir qui dort, mange, se dégourdit un pe...

Bon pour la tête... Mais pas à J-15

On dit que courir, c'est bon pour la tête. Et c'est sûrement vrai. Cela régule le stress, chasse les idées noires, permet de résister à la pression, appelle les pensées positives, stimule la réflexion... Oui, courir est décidément très bon pour les neurones. Sauf que. A J-15 d'un marathon, entrant dans une période d'affûtage (traduire: de flemme), je ne personifie pas exactement l'intellectuel-l-e en marche. Un polar dans une main, les pires émissions de téléréalité de MTV en fond sonore, affalée sur mon sofa, j'ai l'impression d'être de retour à la case adolescence, lorsque je passais mon bac et décompressais entre la télé et un bol de chips. A la seule différence que les chips sont remplacées par des pâtes et du pain complet. Si ça continue, je vais devenir une amibe impossible à décrocher de mon salon. Quoi? Un marathon dans deux semaines? J'ai déjà de la peine à m'imaginer me secouer pour courir 15 malheureux km demain!