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Recommencer à courir

Parmi les étapes qui jalonnent la vie d'un runner ou d'une runneuse, il y en a une, délicate entre toutes, la reprise après un arrêt. Lorsque celui-ci est volontaire et de courte durée pour régénérer le mental et le corps, tout va bien. Mais quand la blessure ou la maladie ont fait durer la coupure, et pire encore, s'il n'a pas été possible de pratiquer un autre sport, ça se complique. Il y a d'abord ce moment à bien choisir: "OK, j'y vais." Ne pas recommencer trop tôt... tout en sachant distinguer la sagesse de la petite voix paresseuse qui va vous susurrer que c'est tellement bien de faire des apéros au lieu de courir... Puis il faut savoir reprendre en douceur, en alternant quelques minutes de marche et de course, après un arrêt prolongé. Respecter son rythme, son corps, et progresser étape par étape. Cela, c'est sur le papier. Dans la réalité, lorsque vous avez dû renoncer au sport durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les pr...

Bousculades

Dans les pelotons, ça bouscule sec. Est-ce moi qui vieillis (à la manière de "c'était mieux avant") ou une nouvelle tendance? Bien sûr, des cons et des agressifs, y en a toujours eu. Mais que des filles dépassent en bousculant en prenant appui sur les autres concurrents, tout ça dans des torrents de boue, lors d'une course de montagne réalisée dans des conditions limites... ça m'a laissé sans voix. J'ai revu la plus agressives de toutes: elle était sur une civière. Et puis il y a ces courses où courtes et longues distances empruntent le même parcours. Quand vous êtes en difficulté au 39e km de votre marathon, c'est déjà pas tellement bon pour le moral de vous faire rattraper par l'élite des semi-marathoniens. Vous vous tirez modestement sur le côté et eux, ils vous dépassent avec grâce et élégance, sans même vous frôler. Vous ne remarquez pas la ...

Run in Lyon

Les organisateurs me pardonneront ce clin d'oeil au marathon de Lyon! Après quelques semaines sans courir, l'heure de la reprise a sonné. Et c'est par hasard que ça se passe à Lyon. Je découvre un paradis de la course à pied. Que ce soit le long du Rhône, tranquille et à plat, en montant à la Basilique de Fourvière ou à la Croix-Rousse (adeptes de séances d'escaliers, vous serez comblés), ou encore dans un des nombreux parcs... Lyon, c'est le pied. Je n'ai quant à moi fait qu'un footing de reprise, bien modeste, à la tombée du jour. Mais quelle émotion de courir à nouveau, et dans un tel écrin!

10 raisons de courir en novembre

Les jours raccourcissent, il fait plus frais, il pleut/vente/neige (cocher ce qui convient), il fait nuit, je suis fatiguée, les repas de fin d'année s'enchaînent... Et pourtant: voici dix raisons de courir en novembre. 1. Novembre, c'est la saison des corridas, ces courses en ville, à la tombée de la nuit, dans une ambiance du tonnerre. Quel que soit votre chrono, vous êtes une championne ovationnée par la foule en liesse! 2. Il a neigé en montagne: hop, on chausse les baskets de trail et on va faire les fous dans la neige. Avec un peu de chance, on aperçoit une ribambelle d'animaux (attention, selon l'altitude à laquelle vous êtes, il faudra veiller à faire la différence entre un bon chasseur et un mauvais chasseur). 3. Quand les jours raccourcissent, je raccourcis aussi mon kilométrage. Et quand ils rallongent, j'augmente! J'ai dit "je raccourcis", pas "je réduis à zéro". Le plaisir de courir moins longtemps, mais de courir quoi ...

Savoir renoncer, mais pas tout à fait: un marathon à la maison

Dans la catégorie "tout va de travers", j'ai fait fort, cet automne. Je devais participer à un marathon à l'étranger, à la mi-octobre, avec les copains du club. Et puis la vie, les virus en ont décidé autrement. La sinusite carabinée du siècle, de celles qui te cloue au lit mais qui t'empêche de dormir tellement ça fait mal. Interdiction de prendre l'avion, pas en état d'aligner deux pas... Il a fallu renoncer à ces vacances dont je me réjouissais tant. Les copains partiront sans moi. Alors que je ne tiens pas sur mes jambes, je cherche une raison de ne pas me morfondre, autre que la situation dans le monde. Et j'en trouve une: fin octobre, y a le marathon de Lausanne, à domicile. Et si...? Je m'inscris avant même de tenir debout. C'est d'autant plus osé, comme pari, que je reste plus de deux semaines hors service, avec en guise d'entretien de tout petits footings un peu courus, beaucoup marchés, avant de filer sous la do...

Sortie longue

La sortie longue, c'est que du bonheur. Ce soir-là pourtant, je n'ai pas la flamme. Période difficile. Pression, trop de boulot. Trop peu de sommeil. Je suis revenue il y a peu de blessure. Et me voici partie pour la dernière (et seule "vraie") sortie longue d'avant marathon. D'abord 2km d'échauffement, puis je me cale sur mon allure marathon. Jambes lourdes, des soucis plein la tête. Il pleut. Beaucoup de circulation. Ça pue, c'est bruyant. Allez, encore un km. Et encore un. Oh là là à ce rythme, est-ce que le jeu vaut la chandelle? Persévérer ou lever le pied? La forme n'est pas au rendez-vous et la motivation non plus. Au bout de 10 km, ça commence à aller mieux. Dans ma tête aussi. Jambes toujours un peu lourdes. Je bois quelques gorgées d'eau à ma gourde et je décide de faire demi-tour avant cet affreux faux-plat montant qui me décourage. Wrrrraoum les voitures qui m'éclaboussent. Et soudain je m'envole. Etat de grâce ...

Le sirop à vélo, c'est rigolo

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Les grands suisses qui ont été des petits suisses dans les années 80 du siècle dernier se souviennent des Babibouchettes et du Facteur Hyacinthe, avec son "sirop à vélo, c'est rigolo". Jusqu'ici, le sirop, j'aimais bien. Mais le vélo, j'avais de la peine. A force de vélos volés, emboutis, accidentés, revolés... J'ai fini par renoncer et déclarer que de toutes façons le vélo, ça fait mal au cul. Il faut aussi dire que, lorsque le vélo était mon principal moyen de transport, nous étions rares dans les rues en pente de ma ville. Il y avait peut-être un poil moins de trafic, mais c'était tout aussi dangereux car les voitures n'avaient aucune idée de par quel bout nous prendre. Et pis de toutes façons la route c'est fait pour la voiture, point barre. Depuis, les mentalités ont (quand même) évolué. Et  surtout, les cyclistes sont plus nombreux. C'est même assez marrant de se faire dépasser par un vélo électrique qui grimpe sans peine le raidill...