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Tranquille, au-dessus du brouillard

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Ce dimanche-là, j'avais juste envie de monter au-dessus du brouillard. J'ai failli prendre mes skis, mais mon homme a décidé pour moi, en emportant par mégarde la clé de la cave en déplacement professionnel. Mes godasses de trail feront donc tout aussi bien l'affaire. Objectif de la journée: juste profiter du soleil. Trois heures d'endurance très très douce, entrecoupées de pauses pour regarder le paysage. Un bol d'air. On reprendra les entraînements de vitesse plus tard. L'heure est à profiter simplement d'être vivante. Et surtout, c'est le moment de faire le plein de grand beau temps, de ce ciel bleu intense. La citadine que je suis emmagazine toute cette beauté aux couleurs vives. En bas, le stratus nous fait la danse des sept voiles. Le train qui me ramène vient de Milan. Deux mondes se côtoient sans se rencontrer, des citadins et une montagnarde du dimanche. On n'est pas habillé pareil. Les sujets de conversation portent ...

S'entraîner l'hiver

Le meilleur facteur de motivation que je connaisse pour s'entraîner en plaine en hiver, c'est de préparer un gros objectif au printemps, type marathon. En tout cas, cela m'a réussi à merveille pendant des années! Si un tel objectif n'est pas possible, voici 5 trucs, pêchés dans ma pratique sportive. Il y en a des milliers d'autres; et vous, quels sont les vôtres? 1) courir et pédaler de nuit, c'est excellent pour le mental. Les longues droites avec les phares dans la tronche, les pannes de frontale, avoir oublié tes gants, déraper sur le verglas... Tous ces aléas permettent d'apprécier au centuple les joies de la belle saison. Et quand tu te retrouves par hasard à t'entraîner de jour ou, encore plus merveilleux, au soleil, c'est cadeau! 2) bouger met de bonne humeur. OK, ma journée a été difficile, il est tard, il fait froid et je n'ai pas l'énergie de sortir. Or je sais que moins je bouge,...

Et parfois savoir changer d'objectif

D'abord je me suis dit que c'était un aléa gérable, comme tant d'autres, cette blessure. Que ça allait "le faire" et que je m'alignerais sur mon objectif 2016, un trail montagneux de 61 km et 4500 m de dénivelé. D'ailleurs, ça s'est souvent passé comme ça, ne serait-ce que pour la prépa de mon premier marathon qui avait été impactée par une broncho-pneumonie... Et pourtant, je l'avais bel et bien terminé, ce marathon. Je n'étais donc pas trop inquiète, au début. Puis il y a eu des signaux,. Malgré le compte à rebours des semaines, "semaine 10 avant, semaine 9, semaine 8", je continuais à y croire. Malgré le fait que je ne faisais plus de montagne. Peu à peu, j'ai commencé à accepter le fait que j'étais blessée, que je n'étais pas prête. Certes, j'avais fait un énorme travail de rééducation et de reprise de l'entraînement, mais cette fois, ces efforts n'ont pas suffi. L'IRM est venu confirmer le verdict. ...

Et l'Escargote découvrit... le triathlon en salle (yes, you can)

Celles et ceux qui me suivent depuis un moment (c'est d'ailleurs l'occasion de vous dire merci! On sait combien il est difficile de suivre un escargot sans le dépasser) savent que je ne suis pas une grande fana de la salle de sport. L'Escargote est plutôt un animal outdoor. Il arrive pourtant que la salle, ce soit mieux que rien. Au hasard, par exemple lorsque le temps conjugue vent et pluie et que prendre son vélo dans ces conditions revient à descendre les rues de ma ville juchée sur une savonnette. Quant à ajouter une sortie course à pied, ce sont des choses que l'on fait lorsqu'on n'a pas besoin de soigner une cheville. J'opte donc pour le fitness en me disant que ce sera tout ça de gagné pour le mental sur mes futurs trails longs. Flash-back. Cet été, pour ne rien faire comme tout le monde, j'ai fait une grosse bronchite. Pour me remonter le moral, je m'étais acheté un magazine de tri qui conseillait aux débutants, dont je suis, de tester ...

Mes cinq astuces pour un hiver sportif

Allez, je m'y mets aussi, aux 5 trucs bidules pour garder la motivation en hiver. Sauf que je ne vous ferai pas miroiter le plaisir qu'il y a à sortir dans la nuit et le froid se dégourdir les jambes: seuls ceux qui l'on testé savent le bien-être et la satisfaction que cela procure. Quant aux autres, aux récalcitrants, "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif", disait ma grand-mère. D'autant plus qu'en hiver, y a plein d'autres trucs à faire, si on veut bouger. Hormis la salle de gym, parce que ça, vous êtes assez grands pour y penser tout seul. Allergiques au 2e degré s'abstenir. 1. Je redécouvre la piscine couverte Frileuses et frileux, mon conseil numéro Un s'adresse à vous. A toi, oui, toi là-bas qui rajustes ton écharpe et t'emmitoufles dans ta polaire. Aussi paradoxal que cela paraisse, la piscine est un sport d'hiver. Parce que les piscines sont chauffées (et même bigrement bien chauffées, si j'en crois la...

Le Marathon m'a appris à courir sous la pluie

"Mais comment tu fais pour aimer courir sous la pluie?", me demande l'homme toute à l'heure, me voyant attraper mes baskets et ma veste gore-tex alors qu'un rideau de pluie s'abattait sur la ville. J'ai répondu par un éclat de rire en expliquant que quand j'étais petite, je n'avais pas le droit de sauter dans les flaques d'eau, et que depuis, je profitais à fond. N'empêche que je me la suis reposée en courant, cette question: qu'est-ce qui fait que j'ai autant de plaisir à courir par tous les temps, et même de nuit? A ma grande surprise, la réponse a jailli: le marathon! Avant le marathon, je choisissais mes sorties. S'il pleuvait trop, je restais courageusement à l'intérieur, décidant que le fitness, cela faisait aussi l'affaire. Et puis, un jour, je n'ai plus eu le choix. J'avais, sur la table, mon plan d'entraînement pour mon premier marathon. Pas question de rater une sortie. La sortie longue du ...

En randonnée

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Prise d'un urgent besoin de décompresser, j'ai pris mes cliques et mes claques, direction la montagne. Pas la très haute: celle qui m'est accessible avec une chevillère.  J'ai pris mon temps pour monter, admirer, savourer et redescendre. Le tout par un beau soleil d'automne, avant... la neige annoncée pour le lendemain.   En redescendant en ville, j'ai eu l'impression de revenir d'une semaine de vacances. La montagne, en automne, c'est magique.