S'entraîner pour un marathon

Rien qu'à voir les plans d'entraînement marathon des magazines spécialisés, je me sens épuisée.

Ce sont certainement des plans calibrés pour la réussite, mais à condition de pouvoir soigner la récupération, de n'avoir ni boulot prenant, ni famille, ni vie sociale, ni... Bref: ne faire que ça. Encore faut-il avoir un organisme ultrarésistant et un mental en acier trempé pour s'enquiller les centaines de km prévus.

Une rapide enquête autour de moi me montre que la plupart des "populaires" qui pratiquent la course à pied me ressemblent: ils luttent pour maintenir contre vents et marées trois séances d'entraînement par semaine. Ils casent tant bien que mal ces trois séance dans leur agenda, au prix de nombreux sacrifices... mais le plaisir de courir n'a pas de prix. Et ils trouvent que c'est parfois bien fatigant de faire sa sortie longue, d'enchaîner sur un imprévu au boulot, un goûter d'anniversaire et les lessives de la semaine.

Alors oui, bien sûr, si je voulais un jour me dépasser, faire une performance, je pourrais imaginer faire 4 séances par semaine, ou alterner des semaines avec 4 et des semaines avec 3. Mais en ce moment, je veux juste courir mon prochain marathon dans de bonnes conditions, car je mène de front un travail militant et une formation passionnante, mais gourmande en énergie et en temps. En un mot comme en cent, j'ai d'autres chats à fouetter et la course reste un loisir, sans prétention de podium!

Surtout ne pas se fatiguer

La priorité, pour l'escargote que je suis, c'est de ne pas me fatiguer :-) Ou mieux formulé: ne pas arriver laminée de fatigue à mon marathon. Le diesel que je suis aura donc droit à une sortie longue par semaine, mais pas plus de deux heures. "De toutes façons, toi on sait que tu n'as pas de problème avec l'endurance, mais qu'il te faut plutôt renforcer la tonicité", résume mon entraîneur.

Des sorties longues, donc, mais une semaine sur deux, c'est ski de fond. Et six semaines avant le marathon, un test sur une compétition de 15 km. Trois semaines avant l'échéance, le nombre de km chute drastiquement et on se repose! Et sinon, un footing par semaine de 1h15, parce qu'il faut bien ça, ajouté à une séance qui, selon les semaines et la progression du programme, visera à améliorer la force ou la vitesse.

Vous savez quoi? Au lieu d'être une charge supplémentaire, cet entraînement marathon varié, ludique, flexible, faisant des incursions dans la neige, c'est la bouffée d'air pur de la semaine qui m'amène plaisir, énergie, équilibre! J'ai des copines qui partent en thalasso. Chacun son truc, moi je m'entraîne pour un marathon.

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