Les mémères du stade

Ça faisait longtemps. J'ai remis les pieds sur une piste de course. Comme j'avais des séries à faire, je me suis dit que c'était l'occasion. Le stade était désert, en ce matin de semaine. Voilà qui s'annonçait bien! 

Je commence mes séries. Tout se passe au mieux. Un gars plus rapide débarque. On ne se gêne pas. Un autre, plus lent, prend le couloir à l'extérieur. 

Et puis je dois avoir la berlue quand j'évite, à la fin d'un 1000 mètres, deux filles en train de jogguer en papotant dans les couloirs 2 et 3! J'ai d'autant cru à une vision que lorsque j'ai voulu leur dire gentiment, pendant mon temps de récup, que les plus lents se mettent à l'extérieur, elles avaient disparu.

Au tour de piste, elles étaient de retour, se traînant et papotant. "Y a assez de place," ont-elles répondu au gars qui demandait le couloir. Les bras m'en sont tombés. 

J'habite dans un coin où il existe mille possibilités de jogger tranquille en racontant sa vie à sa meilleure amie. Alors pourquoi choisir précisément LE STADE? Tiens, la prochaine fois, j'irai faire mes fractionnés dans un tea-room.

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