Après le marathon, les "vacances"

C'est un rituel: après le marathon, je fais une coupure: pas de course pendant 2 semaines. Ou 3. Même si j'ai envie de courir. Surtout si j'ai envie de courir. Peut-être parce que y a pas que ça dans la vie. Aussi pour éviter d'associer la coupure avec la blessure ou la maladie: je sais aussi m'arrêter quand tout va bien. Et c'est sûrement aussi un moyen que j'ai trouvé pour revenir avec d'autant plus de plaisir à la course à pied.

Il y a d'abord cette vague de bonheur de l'après marathon. Une semaine après, j'étais encore en apesanteur. Le bonheur de l'avoir fait, sans doute, mais pas seulement. L'ivresse surtout de courir dans de magnifiques paysages. Les sensations. Un marathon c'est une poignée km qui grincent pour des dizaines d'autres de bonheur et de légèreté. C'est aussi l'accomplissement après ces heures d'entraînement par tous les temps, dans la nuit, le froid, la pluie...  trop tôt le matin et trop tard le soir. Le marathon, je l'associe à un sentiment de plénitude et à une immense fête.

Au lieu d'enchaîner après toutes ces émotions, je préfère laisser, doucement la vague se retirer, petit à petit la mer redevenir étale. Et tant mieux si j'ai toujours envie de courir, c'est bon signe! Mais n'est-ce pas le moment d'être un peu plus proche des miens? D'aller boire un café, voir un spectacle? Et de profiter de bouger autrement, enfourcher le vélo, piquer une tête, crapahuter, grimper... ou faire un peu de rangement (parce que quand même!).

Deux, trois semaines après, je me donne la permission d'attraper mes chaussures de course et je m'en retourne gambader sur les chemins. Quelle joie, alors de me remettre dans ce mouvement! D'un coup, je redécouvre émerveillée la sensation de courir.

Pour l'instant, me voici donc en vacances de course à pied. Et cela me fait tout simplement un bien fou. Ces vacances, je les anticipe pendant ma préparation marathon. Elles font partie intégrantes de mon projet. Boucler le marathon. Fêter la médailles. Et ranger, durant une période, les runnings. J'en profite à fond! Vive le marathon! Et ses à côté.

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