Le marathon, quelle école!

Cher Marathon, 

Tu m'apportes plein de bonnes choses et comme je suis loin d'être au bout de mes belles découvertes,  je voudrais te dire merci d'être entré dans ma vie. Tu es arrivé un peu par hasard... mais ce n'est pas par hasard que tu restes à mes côtés.

Tu m'as appris la confiance:
Après quatre marathons et à la veille d'un cinquième, je sais... que je peux le faire. Je sais aussi que j'ai du plaisir à courir; que, passés les premières centaines de mètres du départ, j'ai tendance à ronchonner et à m'ennuyer jusqu'au 10e kil, et qu'après c'est que du plaisir (sauf quand tu te prends un vent de face à décorner les boeufs sur les 14 derniers kils). J'ai appris à gérer la douleur si elle apparaît, d'éventuels aléas de santé... et à chaque fois, cette distance reste une merveilleuse découverte.

Tu m'as appris la discipline:
Tu m'as appris à mettre au point un plan d'action et à le dérouler. Depuis mon premier marathon, j'ai aussi appris à faire une pondération entre la discipline et savoir s'écouter, notamment la sensation de fatigue. Le jour J, partir à son allure marathon, celle que l'on a exercé à l'entraînement, et ne pas se laisser emporter par l'euphorie ou la sensation que "ça va tellement bien, alors j'accélère".

Tu m'as appris à me réjouir:
Ces plans d'entraînement et toutes ces choses pour... un, voire deux marathons par année. On est loin de la saturation de celles et ceux qui font une compétition par week-end. Alors oui, je me réjouis comme une folle de ces occasions qui sont des cailloux blancs dans l'année, et autant de fêtes!

Tu m'as appris à accepter à renoncer.
Et à accepter d'en être frustrée, triste et en colère. L'an passé, quand mon corps a mis ses limites et m'a contrainte à faire l'impasse sur un marathon dont je me réjouissais, j'étais sens-dessus-dessous. Et peu à peu, j'ai accepté, relativisé... et je suis repartie de plus belle dans de nouveaux projets.

Tu m'as apporté des nouveaux amis. Tu m'as fait voir de nouveaux horizons. Tu m'as fait m'accrocher quand d'autres auraient peut-être jeté l'éponge. Tu m'as fait découvrir que mes limites étaient loin d'être atteintes, alors que je les situais bien en-deça.

Et par-dessus tout, tu m'as fait grandir en sagesse et tu m'as permis d'apprendre à mieux me connaître.

Merci pour tout cela, cher Marathon. Et pour tout ce qu'il me reste à découvrir encore sur 42,195 km.

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