S'entraîner l'hiver

Le meilleur facteur de motivation que je connaisse pour s'entraîner en plaine en hiver, c'est de préparer un gros objectif au printemps, type marathon. En tout cas, cela m'a réussi à merveille pendant des années!

Si un tel objectif n'est pas possible, voici 5 trucs, pêchés dans ma pratique sportive. Il y en a des milliers d'autres; et vous, quels sont les vôtres?

1) courir et pédaler de nuit, c'est excellent pour le mental. Les longues droites avec les phares dans la tronche, les pannes de frontale, avoir oublié tes gants, déraper sur le verglas... Tous ces aléas permettent d'apprécier au centuple les joies de la belle saison. Et quand tu te retrouves par hasard à t'entraîner de jour ou, encore plus merveilleux, au soleil, c'est cadeau!

2) bouger met de bonne humeur. OK, ma journée a été difficile, il est tard, il fait froid et je n'ai pas l'énergie de sortir. Or je sais que moins je bouge, et moins j'ai envie de bouger. Je sors donc, mais j'adapte ma séance: au lieu de fractionnés (mon corps a accumulé suffisamment de stress aujourd'hui), je pars pour un footing et quelques mouvements d'école de course. Durant les premiers kilomètres, je me demande ce que je fous là. Et je rentre, le sourire aux lèvres, célébrer la joie de rentrer dans un appartement chauffé et d'une bonne douche chaude.

3) Gourmande, me dépenser me permet de faire honneur aux plaisirs de la table. Sans me priver mais sans excès aussi. La bonne chère, c'est comme la course à ped: le trop est l'ennemi du bien. Et de temps en temps, lever le pied ne fait pas de mal.

4) Avec ces jours si courts, je me sens moins énergique. Un footing au saut du lit, même court (30'), me donne la pêche pour toute la journée. La course à pied, c'est mieux que le café. En plus, quelle que tournure que prenne la journée, vous l'avez magnifiquement commencée, en prenant un temps pour vous.

5) Je n'en reviens pas de tout cet excellent matos technique que les équipementiers nous inventent. Pédaler et courir en hiver me permet de tester avec bonheur toutes les combinaisons multicouches possibles. Ce n'est pas seulement un prétexte pour acheter des vêtements, ça me permet aussi de savoir ce qu'il me faut précisément comme matériel dans toutes les conditions climatiques possibles. Bon, je le confesse, j'ai une machine à laver, pas besoin d'attendre mon tour de lessive à la Saint-Glinglin.

Bonus: de retrouver avec des potes, en pleine nuit, à grelotter au sommet d'une montagne... Ça vous fait des amis pour la vie.

Bon entraînement! Et surtout amusez-vous!

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