Tranquille, au-dessus du brouillard

Ce dimanche-là, j'avais juste envie de monter au-dessus du brouillard. J'ai failli prendre mes skis, mais mon homme a décidé pour moi, en emportant par mégarde la clé de la cave en déplacement professionnel. Mes godasses de trail feront donc tout aussi bien l'affaire.

Objectif de la journée: juste profiter du soleil. Trois heures d'endurance très très douce, entrecoupées de pauses pour regarder le paysage. Un bol d'air. On reprendra les entraînements de vitesse plus tard. L'heure est à profiter simplement d'être vivante. Et surtout, c'est le moment de faire le plein de grand beau temps, de ce ciel bleu intense. La citadine que je suis emmagazine toute cette beauté aux couleurs vives. En bas, le stratus nous fait la danse des sept voiles.









Le train qui me ramène vient de Milan. Deux mondes se côtoient sans se rencontrer, des citadins et une montagnarde du dimanche. On n'est pas habillé pareil. Les sujets de conversation portent sur la mode, le shopping, les salaires de la pharma et les bonus. Je me demande si on fait partie du même monde.

Quant à moi, j'ai la tête dans les nuages et ceux-ci prennent peu à peu la forme d'un marathon. Je laisse mon esprit vagabonder sur 42,195 km. Il est temps de reprendre un entraînement plus structuré. Courir dans la montagne, c'est un privilège. Marcher tranquillement dans la montagne, en prendre plein la vue et lâcher la bride à ses rêves, c'est un luxe que je me suis offert.


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