Courir, oui... et gainer, pédaler..

Il m'aura fallu 11 ans de course à pied, dont 10 de passion quasi exclusive pour la course... pour me rendre compte qu'en matière de sport, je suis polygame. Damned, quelle révélation! (Nota bene: côté coeur, je suis résolument monogame, passez votre chemin.)

Si je commençais maintenant à courir, (et ça tombe bien, puisque je vais repartir de zéro dans quelques semaines après une coupure importante), je me donnerais ce conseil: cours un peu moins et gaine un peu plus. Désormais, pour moi, gainage et renforcement musculaires sont indissociables de la course à pied. Et c'était loin d'être gagné.

Pendant longtemps, comme toi qui ronchonnes là-bas au fond, j'ai estimé que, comme je volais déjà du temps pour réussir à caser trois entraînements de course par semaine, je n'allais pas, en plus, faire des exercices rébarbatifs à la maison. C'est vrai, quoi, c'est bien plus sympa de chausser ses baskets et de partir le nez au vent que de se vautrer par terre en essayant de tenir la posture. Oui, certes. Il n'empêche qu'une petite séance de gainage, d'abdos, d'exercices musculaires et d'étirements doux après avoir couru, c'est tout ça de bonus!

Le gainage, c'est comme se laver les dents

Avoir un corps tonique, capable de supporter autant les contraintes infligées par le sport que par de looooongues heures assise (je parle pour moi), c'est pas du luxe, c'est essentiel. A moins que vous ayez un budget mirobolant pour vos séances d'ostéo (et encore!). Le gainage, le renforcement musculaire, c'est comme se laver les dents: une habitude à prendre pour une meilleure hygiène de vie. Je ne peux pas dire que je m'éclate en faisant du gainage, de même que me laver les dents ne m'a jamais paru être une activité des plus "fun". Et pourtant, je fais les deux et je m'en porte bien.

Autre révolution dans ma pratique de monomaniaque repentie de la course à pied: pour rien au monde, je ne renoncerais à mon vélo. Certes, je ne serai jamais une vraie cycliste qui fait exploser les watts dans les montées. Je ne recherche pas non plus la performance. En course à pied, je fais volontiers des 6x1000 et des 6x2000. A vélo, je cherche autre chose, des longues balades, la griserie du vent, la beauté des paysages. Bien sûr, l'un n'exclut pas l'autre et il m'arrive de me faire une bonne séance de côtes en pédalant.

A vélo par monts et par vaux

C'est quand même pratique d'avoir un sport "de remplacement" qui nous plaît un minimum quand on ne peut pas courir... Mon entourage remercie régulièrement mon vélo qui régule mon humeur quand je ne peux pas chausser mes baskets. Mais le vélo est devenu bien plus qu'un "sport de remplacement", pour moi. Il a sa place à part entière dans mes plans d'entraînement et il me procure des sensations que la course à pied ne me procure pas, ou moins. Tous deux me sont devenus essentiels et complémentaires.

Pour l'instant, le seul élément qui me freine à vélo, c'est l'inclinaison de la pente. Pour le reste, le vélo a complètement révolutionné ma vision des distances. "C'est tout près, c'est à moins de 100 km", m'entends-je déclarer en préparant mes tours.

Et vous, quel(s) autre(s) sport(s) pratiquez-vous?





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