Ravito!

Chez les coureurs en général et les traileurs en particulier, il y a un sujet dont on ne plaisante pas: le ravito (pour les néophytes, comprendre: le ravitaillement. Lancez la discussion sur le ravito, et vous verrez d'intarrissables coureurs vous raconter leur formule magique: à l'entraînement, en course...

Il y a celles et ceux qui ne jurent que par les gels et les boissons énergétiques. Les puristes qui fabriquent tout "maison" et, entre deux, la foule de Monsieur et Madame Tout le Monde.

Monsieur mon Estomac m'a fait comprendre il y a quelques années, de manière assez abrupte, qu'il ne tolérait pas les boissons énergétiques. Entêtée, je les ai toutes passées au banc d'essai et je sais désormais qu'il y a en a deux que je supporte. Mais je préfère les préparer moi même, par exemple en allongeant un fond de thé noir avec de l'eau, deux pincées de sucre et une pincée de sel.

Idem pour les gels. Monsieur mon Estomac consent à en supporter un seul, si vraiment il faut. J'ai, du coup, testé tout un tas de nourritures alternatives, en fonction de la durée de l'effort et de l'intensité. Sur un 10 km je ne prends que de l'eau. Sur un semi-marathon, deux petites gourdes avec mon "thé" coupé d'eau.

Sur des distances plus grandes ou en montagne, le roi incontesté, c'est le pain d'épice, suivi de la viande séchée. En montagne ou par temps froid, je ne connais rien de mieux qu'une bonne soupe, voire même un simple bouillon. Il faut dire que tous ces ravitaillements sucrés, ça va un moment... Au bout de quelques dizaines de km, mon corps autant que mes papilles réclament DU SEL!!!

A l'arrivée... eh bien à l'arrivée... (tant pis pour les diététiciens qui me lisent), un bout de pain avec du saucisson et un coup de rouge, y'a que ça de vrai! Variante: une bonne fondue! Au rayon sucré, on décernera une mention spéciale au bircher müsli du Semi marathon d'Aletsch!

Nous ne dirons rien, enfin, des ravitaillements haute gastronomie de certaines courses hexagonales: foie gras, rillettes... miam, j'en ai l'eau à la bouche.

Mes prises de tête sur le sujet ont largement contaminé mon entourage. C'est ainsi qu'en débarquant à un apéro, j'ai entendu mon compagnon me souffler: "pas mal, le ravito!"

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