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Le triathlon, c'est comme les chips - CR Triathlon du Val-de-Ruz

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Assise dans le vestiaire en béton brut d'une piscine en plein air, je pèle de froid. Le parc à vélos a fermé à 13h15 et j'ai jusqu'à 14h56 et des poussières à poireauter avant mon départ. Je me demande ce que je fous là et ce qui me pousse à rester au lieu d'aller rendre ma puce. En ce 2 juillet, le vent souffle avec force, les nuages sont bas et il fait frrrroid! Un froid de canard sur ces hauteurs du canton de Neuchâtel. Le froid m'a saisie en sortant de la gare tout à l'heure et ça ne s'est pas amélioré dans la descente pour rejoindre le lieux des festivités, le vent me déportant dans la descente. Malgré les manchons, malgré tout ça... en fait, j'aurais dû prendre une doudoune. Tout avait pourtant bien commencé. Chez moi, il faisait doux. Dans le train, je tombe sur un ami à la vaste culture et dont la conversation m'enchante. Le trajet passe en un éclair. Et puis soudain, il faut descendre. Le froid me saisit, le vent est violent. Il fau...

Non sportif, mêle-toi de ce qui te regarde

Ces derniers temps, c'est un festival: "Mais ça fait longtemps que tu fais AUTANT de spooooort?" (sous-entendu: "trop") et autres "Quoi? Tu vas encore courir?", alors que justement, du sport j'en fais moins et que j'ai divisé par trois mon volume kilométrique en course à pied. Le pompon, ça a été la question: "Mais t'as vraiment besoin de tant de sport?" A quoi j'ai répondu: "Et toi, de tant de culture?", laissant la personne plantée là. Elle n'a même pas eu le temps de me dire que "c'est pas la même chose!" Il ne vient à l'idée de personne de s'inquiéter de ce qu'autrui passe toutes ses soirées de libre au cinéma: c'est un cinéphile. Rentre deux soirs de suite du boulot à vélo, on viendra te parler de ta santé mentale. Alors oui, je vais au théâtre, pas trop au cinéma car ça m'endort, écouter des concerts... et il  m'arrive d'aller à l'opéra...

Courir, mais pas que

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J'aime la course à pied, ce n'est pas un scoop. La course m'a offert d'immense joies, l'ivresse de courir dans des paysages extraordinaires, des amitiés, des défis et une meilleure connaissance de mes capacités. Entre autres joies! Elle m'en offre encore, d'ailleurs, comme ce footing à l'aube, l'autre jour, dans une ambiance de début d'été et de grand beau temps, au bord du lac. Et voilà que je me mets à faire des infidélités à ma passion. Contrainte et forcée, d'abord, pour cause de blessure. C'est vrai que j'ai bien cru que c'était la fin du monde lorsqu'on m'a expliqué que la course en montagne, c'était terminé pour un moment. Moi qui regardais comme des extraterrestres ces drôles de zèbres qui courent un peu mais qui font AUTRE CHOSE (il y a vraiment des gens bizarres sur terre), j'ai, du bout du gros orteil, commencé à rejoindre leurs rangs. Comme le battement d'ailes du papillon qui finit par provo...

Un, deux, trois... mon 1er triathlon

Prologue Il y a eu ce verdict: fini la montagne et encore plus la course en montagne, pour une douzaine de mois au moins. Comme un grand trait tiré sur mon objectif de l'année qui était un trail de 60 km en montagne, et sur Sierre-Zinal. Un rêve suspendu, un goût d'inachevé et la montagne qui m'est soudain comptée à dose homéopathique , me laissant désemparée... Après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps et provoqué une dramatique montée des eaux (oui c'est donc moi), je commence à me ressaisir. Je suis très triste et déçue, mais il y doit sûrement y avoir des tas d'autres choses chouettes à faire. Parmi les choses agréables, les adorateurs d'Esculape m'autorisent à pratiquer le vélo et la natation, sans réserve. Et à un peu de course à pied, dans certaines conditions. Voilà qui me laisse une marge de manœuvre pour expérimenter de nouveaux trucs! "Tu peux nager, faire du vélo... Pourquoi tu ne ferais pas le mini triathlon d'à côté?...

Sous la neige - point météo

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29 décembre 2015: vue sur les Portes du Soleil sans neige Effet de "El Niño" ou pas, on vient de vivre quelques mois pleins de surprises. A la fin du mois de décembre de l'an passé, on montait à pied sec et en chaussures légères jusqu'à des altitudes pas possibles (réalisé sans trucage). Bien sûr, on a connu trois jours de neige un mois plus tôt, mais les températures sont reparties à la hausse (ce qui personnellement m'arrangeait car le chauffage était en panne au bureau... et à la maison on vivait coupure d'eau chaude sur coupure d'eau chaude) Fin février 2016: on sort le t-shirt A la mi-janvier 2016, changement de décor. La neige s'est enfin décidée à descendre jusqu'en plaine (on a failli attendre). Mais rassurez-vous, le dernier week-end de février, on sortait les manches courtes, tellement il faisait chaud! Tout ça nous a valu des lumières sublimes et des contrastes saisissants, mais ça ne faisait pas le beurre des stations de ski...

Mes premiers 1000 mètres depuis des semaines

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Après six semaines sans montagne pour cause de blessure, j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose. Première surprise, sur un de mes parcours forestiers préférés, je tombe sur un parterre de jonquilles. Les arbres sont en train de se couvrir de jeunes feuilles, tout reverdit: quelle différence avec le tout début du mois de mars! D'un coup, d'un seul, je découvre que c'est le printemps. Il est temps que je m'y remette: dans moins de trois mois, un sacré morceau de trail m'attend. Et ce n'est pas gagné d'avance car, cette côte que je franchissais presqu'en bondissant, voilà que je l'attaque d'un pas lent, soufflant fort, exténuée. Puisque c'est comme ça, je décide de changer la sortie prévue pour une montée en mode rando: il faut que je m'y remette, aux bosses. Par une journée pluvieuse-mais-ça-va-vers-le-beau, j'attrape mon sac, mes bâtons et j'y vais. Tournant le dos au lac, c'est parti pour mes premiers 1...

Ces blessures qui font partie de la vie

Il y a eu ce déséquilibre, cette sensation que le pied partait en rotation et ce crac, coincidant avec une douleur fulgurante, du bout du pied au milieu du mollet. Je me rattrape à un tronc. Premier examen: est-ce que j'arrive à poser le pied? Oui. Cela fait un mal de chien mais oui. Allez, un pied devant l'autre, tu peux le faire. C'est bien. Maison. Glace. Et puis les émotions. La tristesse. Le sentiment d'impuissance. Je décide de faire face à la réalité: oui l'accident s'est produit. Peut-être ces chaussures étaient-elles trop souples. Bien sûr j'ai eu un moment d'inattention et oui j'étais crevée. Le fait est que ça s'est produit et que je ne peux pas revenir en arrière. J'envoie un mail aux organisateurs de la course du lendemain. J'annule aussi un cours de ski. Voilà c'est fait. Direction les Urgences. Le diagnostic est "bon": pas d'arrachement de l'os. "Juste" le ligament. Retour maison. Glace....