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Free to run: courez... au cinéma

Par les temps qui courent, je ne suis pas contre un petit air de liberté. Le réalisateur Pierre Morath en fait souffler un grand au cinéma, qui donne envie de chausser aussitôt ses baskets. "Free to run" est plus qu'un documentaire. C'est un concentré d'émotions, le portrait d'une époque et une ode passionnée à la course à pied. Témoignages inédits, images d'archive jamais visionnées, séquences chic et choc: la bonne nouvelle, c'est que ce bijou de documentaire sort en salle. Comme dit mon homme (qui ne court pas) en voyant le lancement: "même à moi, ça me donne envie de le voir". Parce que cela fait du bien de voir et d'entendre des femmes et des hommes qui se sont battus pour leurs droits. Le droit à courir des marathons pour les femmes, le droit à vivre de son sport pour les athlètes. Le droit, pour toutes et tous, à pouvoir courir hors des stades sans être considérés comme de gros pervers (mais si!). Vous lirez sans doute des tas...

La tentation de la couette

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Ce soir-là je suis un peu en retard à l'entraînement et je me hâte sous une tempête de neige. A chaque fois, par des temps pareils, je suis étonnée au vestiaire de trouver autant de gens, même si ce n'est pas la foule des grands jours.  Une des meilleures coureuses du club, et des plus assidues aux entraînements, avoue en riant qu'elle a été très tentée, sur l'autoroute, de passer tout droit et de rentrer chez elle. Quelle motivation ne faut-il pas avoir pour "y aller quand même" alors qu'on sait qu'on va trouver une météo exécrable? Pour la première fois de la saison, la neige est descendue quasi jusqu'en plaine. Un vent violent nous fouette, de face. A l'échauffement, j'ai froid et je ne vois plus rien. On rigole dans le peloton en signalant que le radar de la météo annonce une accalmie vers 20h30. Puis l'entraînement suit son cours, après un parcours de cross fait plusieurs fois, on rentre en papotant, une douche et c'est le ni...

Le marathon n'est pas obligé

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J'aime infiniment la distance marathon. Pour moi c'est à chaque fois, en même temps un voyage intérieur et extérieur... et en même temps "juste" une course de quelques heures qui ne demande aucune infrastructure, si l'on compare cela, par exemple, à de l'alpinisme.  Mais rien ne m'agace plus que cette mode du marathon. Genre "si tu n'as pas couru un marathon au moins une fois dans ta vie, tu n'es pas cap'." Je vois des gens se mettre à la course pour courir un marathon 6 mois plus tard, alors que leur corps n'est pas prêt. Ils ont "fait" New York, Paris ou Berlin. Peut-être bien qu'ils se remettront à courir, un jour, mais là, vois-tu, ils ont d'autres priorités. De toutes manières, puisqu'ils ont "fait" un marathon, ils sont marathoniens. Et de raconter comme des blessés de guerre les intolérables souffrances auxquelles ils ont survécu durant leur chemin de croix de 42,195 km.  Courir un m...

Programme, objectifs et résolutions

Comme des coureuses d'élite, mes copines ont presque toutes déjà publié leur calendrier 2016. Les courses au programmes, leurs principaux objectifs. Et même, au passage, quelques bonnes résolutions. Et moi? Oh moi... pas réputée pour ma rapidité, je me repose sur mes lauriers. L'Escargote savoure encore cette extraordinaire année 2015 qui l'a vue reprendre la course à pied, faire son 1er cross, faire son meilleur temps sur un 10 km vallonné, sous 55', courir 3 marathons dont un en 4h30 (record perso là aussi) et un autre dans le désert... Merci la vie!  L'an prochain me paraît encore loin... Ce dont je suis assez sûre, c'est que je vais suivre mes envies, à commencer par la montagne et le ski si la neige daigne tomber. Il y aura un très beau trail en juillet  si tout va bien. De la montagne donc et pour le reste, on verra bien. Sûrement des petites courses locales pour voir les cop...

Courir sur le sable 2 - CR marathon Eilat 2015

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J'ai fait un rêve, celui de courir un marathon dans le désert. Et je l'ai réalisé. Mon récit pourrait s'arrêter là.  Sauf que. J'avoue: ces 42,195 km courus fin novembre m'ont passablement sortie de ma zone de confort: thermiquement, je suis plus adaptée au frais, côté course à pied. Il a fait chaud, plus que d'habitude, selon les organisateurs (à moins qu'ils ne disent cela chaque année?). Pas un nuage, ni un souffle d'air, ni d'ombre... "buvez beaucoup" nous a-t-on dit. Il est vrai que les ravitos en eau ont été nombreux.  Découvrir en courant/marchant les merveilles de ce coin de Sinaï, même en crevant de chaud, ça n'a pas de prix. C'est magique et unique. Même avec un peu de souffrance dedans: cela m'a permis aussi d'en apprendre davantage sur moi. Allez, je vous raconte. Y aller La veille, réveil à 3h du matin, direction Tel Aviv. Tout se passe bien jusqu'à ce qu'à Tel Aviv on finisse par ...

Eté indien (suite et j'espère que ce n'est pas la fin)

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Si ça continue, je vais me mettre à aimer le mois de novembre. Difficile d'imaginer, avec la douceur des température et tout ce ciel bleu, qu'un de mes spots de fartlek et de fractionné sera bientôt recouvert d'une épaisse couche de neige. Les indices s'accumulent pourtant: ce matin-là, le chemin et le paysage étaient blanchis par le gel: attention aux glissades et aux chutes! Autre indice, j'ai reçu mon abonnement annuel de ski de fond. Et c'est précisément sur une de mes pistes de fond préférées que je me retrouve à courir en t-shirt et en shorts à la mi-novembre. N'est-ce pas un luxe magnifique? Winter is coming, mais sous le soleil exactement. En attendant, la saison des rando-courses au-dessus du brouillard bat son plein. Que l'hiver vienne, d'accord. Mais qu'il vienne lentement. On n'est pas pressé. La peuffe En automne, le monde est divisé, dans nos contrées, entre les malheureux, coincés dessous, et les bienheureux, q...

Eté indien

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Courir en shorts et t-shirt à manches courtes comme en plein mois de mai. C'est la surprise qu'a réservé ce début de mois de novembre aux coureurs et coureuses de ma région. Alors bien sûr, le manque d'eau se fait sentir pour l'agriculture et il ne faudrait pas que ça dure, cette tempête de beau temps et de douceur. Il n'empêche, on en profite à pleins poumons, de ce soleil qui nous réchauffe avant de plonger pour de vrai dans l'hiver. Quitte à même exagérer un brin. L'autre jour, l'escargote est partie pour une promenade dans les vignes qui s'est transformée en une rando-course d'une quinzaine de kilomètres. Juste comme ça, pour le plaisir. Et le lendemain, rebelotte au stade où ceux qui n'avaient pas revêtu une tenue estivale fondaient littéralement dans leurs collants longs.